Fabien Cibray, le guide

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    Fabien Cibray, le guide
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Il est l’un des rares joueurs de l’effectif d’Oyonnax a avoir connu les phase finales de Top 14. Samedi, celui qui fut l’un des grands artisans de la phase retour magistrale de l’USO sera le guide d’une formation qui avance jusque là vers l’inconnu.

La qualification, il l’a vécue. Mais mal. Très mal. Condamné à y assister depuis le canapé de son coéquipier de Thibault Lassalle, aux côtés d’Antoine Tichit, Christophe André et Damien Lagrange, Fabien Cibray est passé par toutes les émotions samedi dernier, au moment où son équipe, au gré de l’évolution des scores sur les terrains de Top 14, jonglait de la sixième à la septième place. « On aurait dit une adolescente effarouchée », se marre Thibault Lassalle « Non, il n’a rien cassé chez moi. Encore heureux ! Sinon… » tonne le colosse de l’USO qui raconte : « Après la pénalité ratée par Lionel Beauxis, il y a eu un silence. On n’y croyait pas. Puis on a hurlé de joie, et on s’est tous tombés dans les bras ». « On a vécu beaucoup de stress, effectivement », confirme le demi de mêlée de l’USO. Un stress à la hauteur de son impatience de retrouver des phases finales, qu’il n’avait pas connues depuis 2012, et sa dernière année sous les couleurs toulonnaises (2010-2012).

Tenue correcte exigée

Visiblement heureux et épanoui à la veille de ce rendez-vous capital, le demi de mêlée de l’USO s’est présenté ce vendredi matin avec un grand sourire aux lèvres : « C’est une immense fierté d’arriver à ce stade de la compétition avec Oyonnax. Nous vivons une histoire magnifique. À nous de tout faire pour qu’elle se termine en apothéose ». Seulement, pour décrocher ce Graal, l’ancien Toulonnais sait qu’il faudra de la maîtrise. Beaucoup de maîtrise. « Bien sûr, il est toujours plus confortable de se présenter en phase finale avec une petite expérience », estime celui qui a disputé une demi-finale de Top 14 avec Biarritz contre Clermont et une finale avec Toulon en 2012. Mais loin de se poser en homme providentiel, Fabien Cibray sait surtout qu’il pourra s’appuyer sur des coéquipiers rompus aux joutes du très haut niveau : « Plusieurs de nos joueurs, comme Viliami Ma’afu ou Maurie Fa’asavalu ont disputé des Coupes du Monde. Ils savent comment gérer ces rendez-vous ». À la veille de ce match de barrage, les Oyomen semblent sereins : « Depuis lundi, Christophe (Urios, N.D.L.R.) nous a mis dans une bulle. Nous nous sommes offert un beau cadeau. Mais nous ne devons pas nous laisser emporter par nos émotions ». Il est vrai que quand on croise le fer avec un adversaire tel que le Stade toulousain, on ne peut se permettre la moindre faiblesse…

Simon Valzer
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