Le Racing change de braquet

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Fessés à Colombes, il y a trois semaines (28 à 19), les Racingmen ont choisi de muscler leur jeu pour de tordre le cou aux Parisiens.

Plus dynamiques, plus puissants, les soldats roses avaient fait tourner la tête des Racingmen, lors de l’acte 2 du derby parisien. Dans ce registre, le punch de Raphaël Lakafia auprès des zones de contact et la domination de Waisea Vuidravuwalu au milieu du terrain furent parmi les clés du succès du Stade français dans les Hauts de Seine (28 à 19). Piqués au vif, les Franciliens ont donc décidé de réagir. D’abord, la titularisation de Henry Chavancy -le meilleur défenseur Ciel et Blanc- au centre du terrain, devrait permettre de museler le monstre fidjien (1,95 m et 104 kg), lequel n’eut de cesse de cibler la zone Sexton-Laulala il y a trois semaines. Ce n’est pas tout. Pour ce quart de finale, Laurent Travers a décidé de titulariser à gauche de sa mêlée le Géorgien Davit Khingashvili. S’il est moins mobile et moins à l’aise dans le jeu au sol que son concurrent Eddy Ben Arous, l’ancien Briviste est en revanche bien meilleur en mêlée fermée. Ledit «Khing» est-il la partie émergée du plan anti Slimani ? On le jurerait, tant le droitier du XV de France avait mis au supplice l’axe droit des Racingmen à l’occasion du dernier derby.

Destruction massive

Le pack du Racing, qui accusera ce soir 892 kg sur la balance, est plus lourd que le paquet d’avants le plus massif de toute l’histoire du XV de France (891 kg, en mars dernier à Twickenham). De là à penser que les Ciel et Blanc veulent prendre les Parisiens là où ceux-ci auront du mal à répondre, soit dans le combat et dans l’axe, il n’y a qu’un pas. A ce titre, la cinquième titularisation de la saison (seulement!) du guerrier Tomas Lavanini (2,01m et 122 kg) devrait apporter au Racing le facteur

«dissuasion-agressivité» dont les Franciliens avaient manqué au fil du printemps. Considéré comme un gros pousseur, l’international argentin a également pour mission de rassurer Luc Ducalcon à droite de la mêlée fermée.

Vous l’aurez compris. Dans le but d’accrocher une place de demi-finaliste, le Racing n’a pas prévu de jouer à la baballe, à Jean Bouin. La défense de Chavancy, la force brute de Khingashvili et la grinta de Lavanini ne sont que des exemples parmi d’autres de la stratégie de destruction massive que les Golgothes des Hauts de Seine devraient adopter ce soir, dans le seizième arrondissement parisien...

Marc Duzan
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