Quand Toulouse fête Novès

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Annoncé comme le futur manager de l’équipe de France dès jeudi, Guy Novès a vécu son dernier match à Ernest-Wallon, ajoutant un surplus d’émotion à ce match de barrage face à Oyonnax. Retour sur une journée particulire

Son nom est monté des gradins, scandé par tout un peuple Rouge et Noir reconnaissant. L’information révélée par notre site jeudi, confirmant l’arrivée de Guy Novès à la tête du quinze de France, a donné un parfum particulier à ce match de barrage contre Oyonnax. Un match à l’image de la saison du Stade toulousain, souvent brouillon mais capable de s’imposer malgré ses imperfections, qui n’a pas terni la sortie de l’homme du week-end. Son public l’aime. Comme un amant sur le point de tout perdre, il n’a pas hésité à crier son amour.

21E DEMI-FINALE

Il était 15h20 quand le bus du Stade toulousain s’est garé sous la tribune d’Ernest-Wallon, entouré par la foule des grands jours. Un seul nom a résonné. Celui de Guy Novès, scandé en cadence et à plein poumons. Un cri d’amour repris dès le coup de sifflet final, apportant au tour d’honneur des joueurs, heureux d’amener leurs supporters à Bordeaux, une dimension exceptionnelle. Non sans une touche d’étrange au regard d’une situation ubuesque, puisque le patron du Stade toulousain n’avait pas le droit d’annoncer son départ chez les Bleus. Il a bien sûr entendu cet hommage de tout ce stade qu’il chérit tant mais n’a pas voulu s’éterniser sur la pelouse, s’engouffrant rapidement dans le long couloir d’Ernest-Wallon pour se couper de l’engouement populaire. Ce barrage n’étant pas la fin de la l’aventure puisque Guy Novès a gagné le droit de participer à une vingt-et-unième demi-finale de championnat, avec l’envie de retrouver le chemin de Paris et du Stade de France, son futur jardin pour les quatre prochaines années, pour un passage de témoin grandiose.

UN ŒIL SUR BÉZY

En espérant que cette histoire puisse avoir la fin qu’elle mérite, le manager, qui va laisser une trace éternelle au Stade toulousain, a voulu rester loin de toute l’agitation et des hommages. Seuls quelques sous-entendus en conférence de presse de la part de Jean-Baptiste Elissalde : «Je pense que le futur sélectionneur du Quinze de France devrait avoir un œil sur Bézy», ou de Christophe Urios aussi taquin : «A la fin du match, Guy Novès m’a simplement dit qu’il était certain que l’on travaillerait bien ensemble la saison prochaine. Je vais peut-être entraîner l’équipe de France.» Des petits bruits de couloir avant le communiqué officiel de la Fédération française de rugby dimanche matin qui ont donné un peu plus de saveur à la victoire toulousaine.

Nicolas Augot
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