Laurent Marti : « Nous avons tous explosé de joie »

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    Laurent Marti : « Nous avons tous explosé de joie »
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Le président Laurent Marti revient sur la qualification sur le fil de l’UBB.

On vous imagine fou de joie après cet exploit à Gloucester ?

Oui, oui, nous avons tous explosé de joie dans les tribunes, un truc aussi fort qu’en 2011 lors de la finale de Pro D2. Et puis, on ressentait un sentiment d’injustice en cette fin de saison. On se disait qu’après avoir perdu tant de matchs dans les dernières minutes, on méritait un petit coup de pouce du destin. On ne pouvait pas terminer comme ça, en échouant juste à quai. Mais qu’est-ce que j’ai souffert sur ce match… Nous avons été pris à la régulière dans la première demi-heure. Après, on a fait une très grosse deuxième mi-temps avec des gars qui se sont donnés complètement à fond. Et ce qui est révélateur, c’est le courage des joueurs sur la dernière action quand ils ont réussi à récupérer le ballon sur un pick and go adverse via cette pénalité.

L’UBB a pris des risques dans ses propres 22 mètres en première période. Après vous avoir entendu demandé plus d’alternance ces derniers temps, cela a dû vous énerver, non ?

Oui, ça m’a énervé car on a pris des points là-dessus. Les gars de Gloucester nous avaient bien étudiés, qu’ils coupaient très bien en défense. Je me suis dit qu’il fallait insister dans l’axe plutôt que de prendre les espaces dans nos 22 mètres mais on a continué à faire ça. Heureusement, à la pause, les entraîneurs ont tout repositionné et ça a marché.

Comment expliquez-vous ce retour ?

C’est beaucoup de choses. On a gagné sur ce qui nous avait manqué tout au long de la saison. Nous avons joué avec plus d’alternance, avec quelques mauls et énormément de courage en défense. Les gars n’ont lâché aucun coup malgré la qualité adverse.

C’est un nouveau pas de franchi dans l’histoire du club…

Oui, bien sûr. On se disait que, finalement, si nous gagnions ce match, nous serions comme Oyonnax et le Racing. Ils avaient un quart de finale de championnat à jouer ; nous, nous avions ce barrage européen. Finalement, nous arrêtons notre saison, exactement comme eux dans une ambiance formidable. Hier, nous avons passé un moment magnifique avec tous les administratifs du club. Un moment de joie. Résultat, nous sommes en Champions Cup, c’est génial. Et j’espère avoir la poule la plus difficile possible, pour nous aider à grandir.

Avez-vous douté cette saison ? On a senti que vous n’aviez pas toujours le moral…

Oui, je ne le cache pas. C’était vers le mois de février. C’est très dur d’être président de club. Beaucoup me comprendront. Je voyais bien que tout le monde mettait de l’énergie mais elle était désordonnée. On sentait que le meilleur pouvait nous échapper. Au-delà des conséquences sportives ou financières, c’était vraiment très pénible à vivre en direct.

L’affaire Ibanez a quand même dû vous gêner ?

Oui, même si on a longtemps joué le jeu. On répondait mais on s’est rendu compte que cela ne faisait qu’amplifier le phénomène. Alors, à un moment donné, on a dit stop. Puis après, le nom de Novès est apparu, ça nous a un peu soulagé. Mais quelque temps, on s’était déjà dit qu’on en parlerait plus.

Et aujourd’hui, il y a encore une rumeur sur un départ de Vincent Etcheto ?

Oui, on m’a dit ça. Je nie complètement. Je démens. Mais bon, je suis habitué, j’ai entendu toute la saison des gens dire que Raphaël Ibanez serait entraîneur du XV de France et que c’était sûr, que c’était déjà fait.

Jérôme Prévot
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