Ils ne sont jamais rassassiés

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    Ils ne sont jamais rassassiés
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Ils étaient quatre champions d’Europe, présents sur la pelouse de Saint-Sulpice-sur-Lèze. Alexandre Roumat côté biarrot, Michaël Romera, Thomas Darmon et Yann Caillat pour Montpellier. Quatre mousquetaires ayant compilé cette saison, deux à trois titres. Du titre Olympique pour Roumat au titre national pour les trois Héraultais.

Être un compétiteur, signifie avoir la défaite en horreur. Être un compétiteur fait d’une saison sans titre, un véritable cauchemar. Être un compétiteur fait des titres, une véritable obsession. Seulement, gagner un trophée n’est pas la plus facile des tâches. Alors, réaliser un doublé voire un triplé tient tout simplement du rêve. Pourtant, la saison vécue par Alexandre Roumat, Michaël Romera, Thomas Darmon et Yann Caillat ne tient pas du mirage. Il y a deux mois, quasiment jour pour jour, ces quatre joueurs devenaient champions d’Europe à Ernest-Wallon. « Cette aventure était magique et si c’était à refaire, je la referais dix fois car on ne peut pas demander mieux. On avait tout le public pour nous et c’est ce qui nous a permis d’être champions d’Europe », rappelle l’ouvreur Thomas Darmon. La juste conclusion d’un parcours ayant vu les Français dominer l’Écosse (22-10), l’Angleterre (23-19) et la Géorgie (57-0). Mais également une belle aventure humaine, entre une bande de copains drivée par Philippe Agostini et son staff. Cinquante-sept jours plus tard, comme un symbole, ces quatre joueurs se sont retrouvés. Pas pour se rappeler de cette épopée passée, mais plutôt pour disputer une finale. À la simple différence comme un clin d’œil du destin, d’un duel vécu comme adversaires. Alexandre Roumat défendant les couleurs du Biarritz olympique, face aux trois Montpelliérains Romera, Darmon et Caillat. Il était donc écrit que les quatre amis se déchireraient durant quatre-vingts minutes pour un titre.

Le bac comme ultime objectif

Au final, c’est la majorité qui l’a emporté et le titre a pris la direction de l’Hérault, pour un point (22-23). Thomas Darmon étant l’un des acteurs majeurs de la consécration des siens, avec 13 points inscrits et un seul échec au pied. « Depuis le titre de champion d’Europe, je n’aborde pas les matchs de la même façon. Je suis beaucoup plus serein, j’ai un peu plus de confiance et vraiment c’est très important, ça m’a aidé encore à franchir un cap », analysait Thomas Darmon, après la rencontre. Mais le vainqueur n’oubliait pas d’avoir une pensée pour son frère d’armes. « On est vraiment heureux d’avoir gagné mais on pense également à Alexandre. Ça nous a fait bizarre de jouer contre lui. » Quelques mètres plus loin, les Biarrots sont abattus. Auteurs d’un grand match, ils sont abasourdis par ce scénario qu’ils n’osaient imaginer. « Plus on a de titres, plus on est content. Aujourd’hui, c’est quelque chose auquel je ne pense pas. Être champion d’Europe et tout, a été quelque chose d’extraordinaire. Mais moi, je voulais gagner avec mon club, ce qui pour moi est l’un des plus beaux titres », confiait Alexandre Roumat, le capitaine basque au coup de sifflet final. Mais si la déception du troisième ligne du BO est compréhensible, elle ne doit pas faire oublier cette année en or massif. « C’est une très belle saison pour Alexandre, il est champion d’Europe, finaliste Crabos. En août, il était champion Olympique avec l’équipe de France à VII. Donc, il fait une très belle saison mais maintenant il y a le bac S et c’est ça le plus important », rappelait Olivier Roumat, le père d’Alexandre après la rencontre. Certainement, le plus beau des trophées à aller chercher. C. V.

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