La frasque de trop pour Cipriani ?

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    La frasque de trop pour Cipriani ?
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Encore une bourde pour l’ouvreur international. Si Lancaster est fidèle à ses principes, elle pourrait lui coûter sa place pour le Mondial.

Encore une frasque pour Danny Cipriani, l’ouvreur international anglais. Il a été arrêté dans la nuit de lundi à mardi après un accident de la route dans le quartier de Chelsea. Le joueur des Requins de Sale a été conduit au poste de police après avoir été reconnu positif à un éthylotest avant d’être libéré sous caution. Ce joueur de 28 ans s’est forgé une image d’enfant terrible du rugby anglais, et la presse tabloïd s’est délectée de son image de play-boy un peu décadent. Et comme, il est friand de jolies actrices et de mannequins (dont la belle Kelly Brook), il devint un gibier de choix pour les paparazzi. Présenté à ses débuts comme le successeur de Jonny Wilkinson, en plus flamboyant, il n’a jamais confirmé les espoirs placés en son formidable talent. Il ne compte d’ailleurs que douze sélections avec l’équipe d’Angleterre depuis ses débuts en 2008 alors qu’il jouait pour les Wasps. Il en fut même absent pendant six ans entre fin 2008 et 2014. Ce demi d’ouverture (ou plus rarement arrière) est peut-être visé particulièrement par la presse mais il semble avoir une vraie propension à se retrouver mêlé à des incidents en tous genres. En 2008, il en vint aux mains avec son coéquipier Josh Lewsey puis avait juré en direct à la télévision lors d’une émission qui suivit un match international. Il fut aussi vu en boîte de nuit deux jours avant un match du Tournoi. Et l’on passe ses conquêtes multiples : Katie Price qui le surnomma « Danny Chipolata » ou un(e) certaine Larissa Summers, apparemment femme mais finalement homme selon la carte d’identité qu’il (elle) exhiba ensuite sur Internet.

Renversé par un bus

Pauvre Danny Cipriani, victime de son goût de la vie et de sa plastique avantageuse. Pour fuir le Swinging London, il s’exila pendant deux ans en Australie, chez les Melbourne Rebels où il trouva le moyen d’être soupçonné d’avoir dérobé une bouteille de vodka dans une boîte ; puis il fut surpris en goguette au mépris des règles du couvre-feu avant de sécher une séance d’entraînement. Il a bien sûr juré qu’il s’était acheté une conduite depuis son retour en Angleterre, à Sale, en 2012 mais en 2013, il s’est fait renversé par un bus dans les rues de Leeds alors qu’il participait déguisé à un carnaval avec des amis (de toutes ses frasques, ça reste la plus pardonnable). Mais il fut aussi à un moment donné viré de l’équipe première de Sale pour performances insuffisantes et trop désinvoltes.

Mais on le sentait bien reparti depuis son retour en 2014 sur la scène internationale. Il a été excellent avec le XV de la Rose contre les Barbarians dimanche dernier. Et puis, patatras ! Le démon du passé le rattrape et sa Mercedes à 60 000 livres ne s’en est pas relevée. Que va dire Stuart Lancaster ? Visiblement, il était très content des performances du joueur. Mais depuis les dérapages de la Coupe du monde 2011 (lancer de nains, propositions indécentes aux employées d’hôtel), l’ambiance est à l’intransigeance dans le XV de la Rose. Lancaster a toujours dit qu’il serait sévère avec les incidents hors terrain. Il l’a prouvé récemment avec Manu Tuilagi, agresseur d’un chauffeur de taxi puis de deux femmes policiers dans les rues de Leicester. Il a été exclu du groupe du Mondial. Lancaster pourra-t-il agir différemment avec Cipriani ? Celui-ci essaiera forcément de se défendre en disant qu’il n’a agressé personne. Dire qu’il avait failli venir à Toulon la saison passée, mais qu’il avait refusé cette éventualité pour revenir en équipe d’Angleterre.

Jérôme Prévot
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