Stade français : des retrouvailles en forme de nouveauté

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    Stade français : des retrouvailles en forme de nouveauté
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En battant le Racing-Metro vendredi dernier (38-15), le Stade français s’est ouvert les portes des demi-finales du Top 14. Une première depuis 2009 et comme un symbole, c’est à Bordeaux que les Parisiens vont effectuer ces retrouvailles. La préfecture girondine qui a si souvent souri aux soldats roses.

Dans un passé récent, Bordeaux a souvent rimé avec banco pour le Stade français. À l’image de ce drop victorieux de Jules Plisson, cette saison à Chaban-Delmas contre l’Union Bordeaux-Bègles (22-23). Une réussite à l’image de l’histoire des hommes du président Thomas Savare avec la préfecture girondine. Car depuis son éclosion durant les années 1990, le Stade français Paris a disputé quatre demi-finales en Gironde. Des rendez-vous presque habituels pour les joueurs de la capitale, sur la route du Stade de France. Trois succès en terres girondines lors des demi-finales, ouvrant aux Parisiens, les portes d’une finale. L’une des plus marquantes reste celle de 2005, face au Stade toulousain (23-18). Jérôme Fillol venant sauver son équipe dans les dernières minutes, d’une cuillère sur Florian Fritz qui filait à l’essai. La conclusion d’une demi-finale intense, où Paris n’avait pas baissé les yeux, à l’image de cet accrochage entre Rémy Martin et Trevor Brennan. Et où la capitale avait pris le pas sur le Capitole, grâce à deux essais d’Agustin Pichot et de Pieter de Villiers. Un revers duquel les Toulousains se vengeront trois ans plus tard, toujours en Gironde. Les Rouge et Noir étouffant littéralement sous une chaleur de plomb les Parisiens, balayés logiquement de vingt points (31-13). Il s’agit de la seule défaite à Bordeaux en demi-finale, des joueurs de la capitale.

Biarritz, la victime préférée

Mais l’adversaire préféré du Stade français à Chaban-Delmas, s’appelle Biarritz. Les Basques se sont présentés deux fois à ce niveau de la compétition, sur la route des Parisiens. Et à chaque fois, la victoire est revenue aux Soldats roses. De façon plus ou moins aisée comme en 2003, où le Stade français avait dominé Biarritz (32-9), grâce à son banc. Les Basques encaissant vingt-trois points sans en marquer un seul, en deuxième mi-temps. La deuxième confrontation quatre ans plus tard accouchera également d’un succès des Parisiens, mais sur une marge moins aisée (18-6). Mais à ce stade de la compétition, l’essentiel est avant tout de gagner pour poursuivre son rêve de Brennus. Un pragmatisme que la génération 2015 du Stade français Paris voudra retrouver six ans après sa dernière demi-finale. D’autant que les Parisiens s’étaient inclinés à Lyon, face à Perpignan (21-25), malgré deux essais de Lionel Beauxis et de Sergio Parisse. Les larmes de Mathieu Bastareaud symbolisant la détresse parisienne. De cette dernière phase finale, ils ne sont plus que trois aujourd’hui : Pierre Rabadan, Pascal Papé et Sergio Parisse. Preuve que c’est une nouvelle histoire qui s’écrit aujourd’hui dans la capitale. Une nouvelle ère dont les prochaines lignes s’écriront de nouveau en Gironde, comme aux plus belles heures du Stade français. À la différence que les Parisiens prendront cette fois, la direction du Grand Stade et non plus celle de Chaban-Delmas. C. V.

Les chiffres

3 : c’est le nombre de succès des Parisiens en quatre demi-finales disputées à Bordeaux

6 : cela fait six ans que le Stade français n’avait plus disputé de demi-finale

26 : il s’agit du plus gros écart en faveur des Parisiens à Chaban-Delmas, en demi-finale

1 : l’écart en points ayant permis au Stade français de s’imposer cette saison face à l’UBB

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