Terminer la saison en apothéose

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    Terminer la saison en apothéose
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Invaincus (ou presque) depuis le début de la saison, l’Ovalis 24 Lalinde et Tournon-Tain se retrouvent logiquement en finale Phliponeau. L’occasion de conclure en beauté une saison d’exception, par un match de haut niveau. Car une finale est toujours une rencontre à part.

Une finale représente l’aboutissement d’une saison, parfois d’une carrière. C’est donc logiquement une rencontre particulière à préparer, de par son contexte. Mais aussi le type de matchs pouvant faire naître de la crainte chez les joueurs. Celle de craquer au plus mauvais moment et de laisser le titre s’envoler. Un sentiment dont les staffs de l’Ovalis 24 Lalinde et de Tournon-Tain se sont appliqués à tuer dans l’œuf. « C’est une chance unique de jouer une finale. Le résultat est certes important mais vivre ce moment l’est tout important. Il faut donc faire tomber la pression », annonce Thierry Grangier, l’un des entraîneurs de l’Ovalis 24 Lalinde. « On aborde sereinement ce rendez-vous. C’est un grand moment pour ces jeunes et pour le staff car nous sommes ensemble depuis trois ans », poursuit Yannick Kouider, du côté du FCTT. Mais la finale de dimanche dépassera cette notion de titre. Elle consacrera dans tous les cas, une équipe ayant réalisé un parcours d’exception. Car depuis le début de la saison, les deux équipes réunies n’ont perdu qu’à une seule reprise. « On ne savait pas trop se situer à l’intersaison après la réforme des catégories, mais on a eu la chance de tomber dans la poule des 4 Cantons. On s’est tiré la bourre toute la saison avec eux et on ne voulait pas perdre avant eux », précise Thierry Grangier. Un défi remporté par les Dordognaux, auteur d’une impressionnante série de dix-sept matchs sans défaite. Tandis que les 4 Cantons s’inclinaient dimanche dernier face au FCTT (10-6). Mais le club ardéchois n’a rien à envier à ses futurs adversaires, puisqu’il est invaincu depuis le début de saison. Soit une série en cours de 20 matchs.

Savoir prendre les points au bon moment

« Notre saison est plus que belle mais tout n’a pas été facile. Je pense aux matchs contre Saint-Jean-en-Royans ou contre Saint-Marcel-lès-Valence, qui nous ont remis les pieds sur terre », analyse Yannick Kouider. Retrouver ces deux équipes à ce stade de la compétition, n’est donc pas un hasard. C’est même plutôt logique et au moment d’interroger les deux techniciens sur leur adversaire, un profond respect existe. « Tournon-Tain est une très belle équipe, avec notamment un gros paquet et une belle troisième ligne. On s’attend à un gros combat », prévient Thierry Grangier. « Ils (l’Ovalis 24) sont à leur place, on sait qu’ils vont proposer du jeu mais que la rencontre sera très dure, très physique », répond Yannick Kouider. La promesse d’une finale de haut niveau, entre les deux meilleures équipes de cette saison. Des équipes ayant réussi des prestations de qualité en demi-finales, malgré des scores étriqués. À commencer par les Dordognaux, tombeurs du REC 51 (9-5). « On a jamais vraiment été inquiétés. Le score vient simplement du fait qu’on n’a pas su marquer sur nos temps forts. Et on a failli perdre, puisqu’on prend un essai à la 78e. Si l’essai est transformé on peut perdre 7 à 6 », analyse Thierry Grangier. Un scénario également vécu par les Ardéchois de Tournon-Tain, dans l’autre demi-finale. Les 4 Cantons n’échouant finalement qu’à quatre points, d’une finale. « Nous sommes tombés sur un très bel adversaire, auquel il faut rendre hommage. Mais nous avons également échappé des points au pied qui nous auraient permis de creuser l’écart », confie Yannick Kouider. L’objectif de cette semaine de finale sera donc de régler la finition. Pour mieux s’ouvrir la route du titre comme le bouquet final d’un feu d’artifice. C. V.

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