Jérôme Bianchi : «Ma vie a changé»

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    Jérôme Bianchi : «Ma vie a changé»
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Champion de France avec le RCT en 1987, Jérôme Bianchi est aujourd’hui l’un des plus proches collaborateurs de la tenniswoman Maria Sharapova. Alors que le tournoi de Roland-Garros bat son plein, il suivra néanmoins de très près la demi-finale des Toulonnais, vendredi soir à Bordeaux.

Comment vous êtes-vous retrouvé dans le staff de la tenniswoman Maria Sharapova ?

J’ai été kiné de la Fédération française de tennis pendant près de vingt ans. Il y a un an et demi, Maria cherchait quelqu’un et m’a proposé de rejoindre son équipe. J’ai immédiatement accepté.

Que pouvez-vous nous dire sur la championne russe ?

De l’extérieur, elle peut paraître froide, distante. Il n’en est rien. Maria est extrêmement sollicitée, à un degré que vous ne pouvez même pas imaginer. Alors elle se protège, tout simplement. Comme toutes autres filles, Maria a toujours besoin d’être rassurée. Elle a ses angoisses, se mange les ongles… En somme, c’est une personne extrêmement attachante.

Est-elle exigeante ?

Très. Autant qu’elle peut l’être envers elle-même, en réalité. Mais j’adore ça.

Vous devez être un homme très envié…

Je ne sais pas… Quand j’ai commencé à travailler avec elle, tout le monde me disait : « Tu as de la chance, c’est l’une des plus belles femmes du monde ! » Je comprends ce type de réaction mais je regarde Maria avec des yeux de kiné. Pour moi, elle n’est pas un sex-symbol. C’est juste une championne et, comme je le ferais avec d’autres, je dois faire attention à ce qu’elle fait, ce qu’elle boit, ce qu’elle mange…

À quoi ressemble votre quotidien, désormais ?

Ma vie a changé. Je vis aux États-Unis mais j’accompagne Maria aux quatre coins du monde. Je voyage quarante semaines par an. Je la suis partout.

Revenez-vous à Toulon, parfois ?

C’est rare. Il y a quelques jours, mes amis du RCT fêtaient les trente ans de notre première finale, disputée en 1985. Je n’ai pas pu m’y rendre car la célébration est tombée au premier jour de Roland-Garros. Mais je suis en contact régulier avec certains de mes anciens coéquipiers, Jérôme Gallion ou Éric Champ notamment. Le rugby, c’est quinze ans de ma vie.

Comment voyez-vous le RCT d’aujourd’hui ?

Il me plaît, me fascine. Ce club sera toujours dans mes entrailles. Depuis trois ans, le RCT a accompli des choses extraordinaires et j’essaie de suivre de très près son aventure. Pour avoir regardé à la télé le dernier match de barrage du Stade français, je crains pourtant cette demi-finale. Les Parisiens sont impressionnants. Et nous n’aimons pas les jouer…

En tant qu’ancien arrière, préférez-vous Delon Armitage ou Leigh Halpenny ?

J’aime la folie de Delon Armitage. C’est un attaquant racé, puissant, rapide et souvent inspiré. En tant qu’ancien buteur, j’apprécie aussi la maîtrise de Leigh Halfpenny dans ce secteur de jeu.

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