La légende des héros

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    La légende des héros
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Les matchs décisifs sont l’occasion pour les joueurs de se couvrir de gloire. Un geste, une action, un coup de pied peuvent les faire rentrer dans l’histoire de leur club, dans l’histoire du championnat de France. Personne n’a oublié la cuillère de Jérôme Fillol sur Florian Fritz en demi-finale à Bordeaux.

Vous pouvez être le plus beau, le plus fort, le plus efficace pendant toute la saison régulière, cela ne suffira pas à vous faire entrer dans la légende d’un club ni dans la mémoire collective des supporters. Les légendes, ces histoires que l’on raconte à ses enfants et que ses derniers conteront à leur tour à leurs enfants, s’écrivent dans les matchs de phases finales. Ceux qui peuvent emmener les supporters jusqu’à Paris en décuplant les émotions. Devenir héros d’un soir en réalisant un geste fou, une action fulgurante, un coup de pied exceptionnel ou un plaquage salvateur.

Ce petit truc en plus…

Tous les supporters du Stade français (mais aussi ceux de Toulouse) se souviennent de la demi-finale 2005 disputée à Bordeaux. Ils ont encore en tête la cuillère de Jérôme Fillol sur Florian Fritz alors que ce dernier filait offrir la victoire aux Rouge et Noir. Même lieu pour la demi-finale 2009 opposant le Stade toulousain et Clermont. Benoît Baby est titulaire à l’aile dans le camp auvergnat mais il ne fait pas partie des joueurs indispensables dans l’équipe de Vern Cotter. Pourtant, ce soir-là, l’ancien Toulousain est l’arme fatale de l’ASMCA et il envoie Fabien Pelous à la retraite en réussissant deux pénalités lointaines. Il serait trop long d’énumérer tous ces héros des demi-finales, comme le centre de Castres Seremaïa Baï la saison dernière face à Montpellier. Entré en cours de jeu, le Fidjien réussissait un drop qui permettait à son équipe de prendre l’avantage.

Un match de phase finale peut basculer sur un exploit individuel, qu’il soit offensif ou défensif (comme ce plaquage de Vincent Clerc sur le Castrais Max Evans lors du barrage 2012), qu’il soit spectaculaire ou plus anodin (l’interception de Romain Cabannes contre Clermont en Nantes en 2013). C’est le jour d’un homme qui vient finir le travail de toute une équipe, apportant ce petit truc en plus à la force collective, dans des matchs entre des formations qui sont souvent d’un niveau similaire.

Nicolas Augot
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