Paris : les raisons d’y croire

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    Paris : les raisons d’y croire
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Assurément, le RC toulonnais, triple champion d’Europe en titre, en favori ce soir en demi-finale du Top 14. Mais le Stade français a tout de même quelques raisons d’y croire…

Un avantage statistique

Qui peut se vanter d’avoir battu deux fois cette saison le RC toulonnais ? Seul le Stade français a réussi cet exploit. Certes, comme l’ont souligné à juste titre les Parisiens durant toute la semaine, à chaque fois, les Toulonnais se sont présentés diminués par des absences de poids. « À Jean-Bouin, trois jours après Noël, ce n’était pas le vrai Toulon, a déclaré Jérémy Sinzelle l’ailier stadiste. Ils n’avaient même pas de buteur ce soir-là (30-6, N.D.L.R.). » Mais quand même. Force est de constater qu’à chacune des rencontres, le Stade français a su trouver la stratégie adaptée pour se défaire de l’armada varoise. Et souvenez-vous. La saison dernière, la seule équipe à avoir infligé un « fanny » à l’équipe de Bernard Laporte, c’est encore le Stade français (23-0, 30 novembre 2013).

Un appétit décuplé

Triple champion d’Europe, ce n’était du jamais vu avant le RC toulonnais. Une performance historique qui assure une place à cette génération toulonnaise au Panthéon du Rugby. Seulement force est de s’interroger : le RCT a-t-il encore faim de victoire ? Une question qui ne se pose pas dans la capitale. À côté du palmarès toulonnais, celui du Stade français fait évidemment pâle figure. Il faut remonter à 2007 pour trouver trace du dernier titre parisien. Quant à la dernière participation à une demi-finale de Top 14, elle date de 2009. Depuis ? Plus rien. Une disette qui décuple l’appétit des Parisiens. De cette frustration, Parisse et ses partenaires se sont nourris tout au long de la saison. Et la large victoire sur le Racing-Metro vendredi 29 mai n’a fait que renforcer cet appétit.

Paris a de l’expérience

Évidemment, au coup d’envoi de la rencontre, le déséquilibre s’affichera en grand. Dans les rangs toulonnais, à l’exception de l’arrière Halfpenny, tous les joueurs ont déjà disputé une demi-finale de Top 14. Au Stade français, ils ne seront que trois à connaître le goût si particulier d’une telle rencontre. « C’est vrai, a reconnu Sergio Parisse, mais Rabah (Slimani) ou encore Alex (Flanquart) ont déjà joué au plus haut niveau international. » « Alexandre Flanquart a déjà affronté toutes les grandes nations du rugby, reprend Yannick Bru, l’entraîneur des avants du XV de France. Il a affronté plusieurs fois les Blacks, l’Australie, l’Angleterre. » Et ce n’est pas rien. Et que dire de l’expérience de Morné Steyn ? Ses 59 sélections chez les Boks ne sont-elles pas une garantie ? Certes, le joueur est souvent resté dans l’ombre de Plisson, mais il a démontré vendredi dernier contre le Racing-Metro que les grands joueurs ne meurent jamais. Reste au Stade français, club phare des années 2000, que les grands clubs, eux non plus, ne meurent jamais.

Arnaud Beurdeley
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