Les confessions de Danty

  • Les confessions de Danty
    Les confessions de Danty
Publié le , mis à jour

Pur produit de la formation parisienne, le centre Jonathan Danty touche à l’un de ses rêves : une finale, au Stade de France, avec ce maillot du Stade français. Émotions.

C’est une histoire de fous. De jeunes et insouciants joueurs parisiens qui ont gravi les échelons ensemble. Pendant que le club était plongé dans l’anonymat du Top 14 après des heures de gloire, eux écrivaient déjà son avenir. Loin des projecteurs. Vendredi, en battant Toulon pour s’offrir une finale au Stade de France, les Slimani, Bonfils, Flanquart, Danty et autres ont signé un nouveau chapitre de leur roman. Le plus beau. « Il y a quatre ans, on jouait tous ensemble en espoirs, se souvient Jonathan Danty. Quand je suis arrivé en équipe première, on évoluait à Charléty. Puis il y a eu ce nouveau stade, des nouveaux joueurs et on se retrouve là. Maintenant, on est en première et en finale du Top 14. » Une finale, mais pas n’importe où pour ce gamin de la capitale… « C’est une finale presque à domicile, sourit-il. J’habitais au nord de Paris quand j’étais jeune et je voyais le Stade de France de chez ma mère. Jamais je n’aurais imaginé y jouer un jour, surtout pour une finale de Top 14. »

« Ma fierté, c’est d’avoir cru en ce club »

En début de saison, si le Stade français se savait en pleine progression, il était encore difficile de l’imaginer se mêler à la bataille pour le titre. Et pourtant… « Ça fait un peu bizarre de battre Toulon, d’en être là, avoue Danty. Mais il y avait quatre belles équipes dans le carré final. On avait la chance d’y être. Peu importe maintenant, il faut y arriver. » Un destin, une obsession. Cette génération avait promis de tutoyer les sommets un jour. Dignes successeurs de l’ère Guazzini, quand Paris raflait tout ou presque. Danty ne le cache pas : « Ma fierté, c’est d’avoir cru en ce club. On y a cru, on se disait : « Plus tard, ce sera à nous de faire le boulot. » Là, on a fait la moitié du boulot. »» L’autre moitié, ce sera le rendez-vous d’une vie samedi dans l’enceinte dionysienne. « Ce serait dommage de passer à côté d’une finale et surtout d’un titre. »

« On ne sera pas fatigués »

Le bout du chemin pour ce groupe hors du commun. Apparu aussi complémentaire que solidaire sur ces phases finales. Aussi talentueux qu’humain. « Le stage l’été dernier en Espagne ou celui à Val d’Isère en cours de saison ont vraiment soudé le groupe, reconnaît Danty. Cela a créé une âme. » Alors aujourd’hui, plus aucun complexe. Juste une ambition. Et même des certitudes. Si la petite étoile sourit aussi… « On bénéficie d’un jour de plus, souffle Danty. Il a fait très chaud ce week-end et ce sera plus dur de récupérer pour notre adversaire. J’espère que ça jouera à notre avantage. » Même si, après un féroce combat face au RCT, les corps sont forcément marqués. Danty évacue : « Je peux vous le dire, il est certain qu’on ne sera pas fatigués. Tous les pépins physiques d’une saison régulière, là ils ne gêneront personne… » Chacun veut bien le croire.

Jérémy Fadat
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?