Clermont n’a pas oublié le 29 mai 2010

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    Clermont n’a pas oublié le 29 mai 2010
Publié le , mis à jour

Auteur d’un drop décisif et parfait dans sa conduite du jeu, l’ouvreur australien Brock James a permis aux Jaunards d’emporter l’une des demi-finales les plus pauvres de l’histoire de la poule unique...

Que se serait-il passé si Brock James n’était pas entré en jeu ? Fébriles, crispés, maladroits et incapables de donner de l’ampleur et du dynamisme à un match d’une indéniable pauvreté, les Auvergnats ne maitrisaient pas vraiment cette rencontre, avant que l’ouvreur australien ne remplace Camille Lopez à la 65e minute. Auteur d’une pénalité et d’un drop décisifs, parfait dans sa conduite du jeu, James a donc permis aux Jaunards de valider leur ticket pour la finale du Top 14. Au micro de Canal +, le capitaine toulousain Thierry Dusautoir expliquait : «Nous avons été pénalisés dans les rucks en première mi-temps et sur notre mêlée, en deuxième. Cette indiscipline ne nous a donc jamais permis de maintenir la distance nécessaire avec l’ASM.» Peu inspirés mais solides en défense et sur les impacts, les Toulousains ont marqué le seul essai de la rencontre par l’intermédiaire de Maxime Médard, à la conclusion d’une superbe percée dans l’axe de Josefa Tekori (46e). Les Rouge et Noir furent pourtant incapables d’offrir à Guy Novès, appelé au chevet des Bleus la saison prochaine, la sortie qu’il méritait. Aurélien Rougerie, le leader auvergnat, analysait en fin de match : «Nous avons affronté une très belle équipe de Toulouse, laquelle nous a donné beaucoup de fil à retordre. Pourtant, nous n’avons jamais perdu le fil du match. […] Ce soir, on va savourer la victoire mais ce n’est qu’une étape. La semaine prochaine, ce sera en effet une autre paire de manches, au Stade de France.»

Le plus dur commence

Soulagés par cette victoire en demi-finale, les Auvergnats n’ont toutefois pas encore totalement rassuré leurs supporters. Mis à part Benson Stanley, Davit Zirakashvili et Noa Nakaitaci, aucun titulaire du squad clermontois n’évolua à Bordeaux à son véritable niveau. S’ils veulent vaincre le Stade français, une nouvelle fois impressionnant de fraîcheur contre Toulon, les hommes de Franck Azema et Jono Gibbes devront donc passer la vitesse supérieure. Peuvent-ils le faire ? Ont-ils, finalement, les moyens d’offrir à la «yellow army» un titre de champion de France que celle-ci attend depuis le 29 mai 2010 ? C’est indéniable. Mais au regard de cette demi-finale, les Jaunards ne partent pas favoris…

Marc Duzan
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