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Fédérale 1

Aix en fête

Après la montée en Pro D2 acquise la semaine précédente, Le Parc a su se remobiliser pour décrocher le titre grâce à une belle performance de ses avants. La fête a commencé.

Ils n’ont pas attendu longtemps avant de soulever le bouclier. Quelques minutes après le coup de sifflet final, le président de la FFR, Pierre Camou, confiait le précieux bout de bois au capitaine aixois, Sébastien Bisciglia. Le valeureux talonneur, au crâne cabossé dans les premiers instants de la partie, pouvait le brandir avec fierté dans le ciel bressan avant de le faire passer de mains en mains. « Nous avons eu du mal à nous réveiller, mais les joueurs étaient déterminés, se réjouissait le président aixois, Denis Philipon. Ils étaient confiants avant le match, sans être arrogants. Je leur tire mon chapeau pour être allé chercher le bout de bois. L’objectif du club était l’accession en Pro D2, ils sont allés chercher le petit plus, bien aidés par le staff, Chistian Labit et Franck Comba. C’est un beau cadeau pour Lucien Simon, qui finit sur un titre. »

« Supérieurs devant »

Beaucoup d’observateurs prédisaient en effet les pires maux aux Aixois en conquête, en mêlée fermée surtout. Pendant les vingt premières minutes, les Lillois en profitèrent. Ils récoltèrent deux pénalités et sur une troisième mêlée, l’arbitre leva le bras pour signaler un avantage pour les Nordistes et laissa l’action se poursuivre. Alors quand la mêlée lilloise s’écroula sous ses perches à la demi-heure de jeu, pour permettre à Bouillon d’égaliser sur pénalité, ce fut une petite surprise, et le début de la fin pour Lille. « Nous sommes réputés pour être une équipe très joueuse, mais depuis quelques matchs, ce sont les avants qui nous sauvent, saluait l’ouvreur Sylvain Bouillon. Malgré le score serré, nous n’avons pas eu peur. Nous sentions que nous étions supérieurs, notamment devant. »

En deuxième mi-temps, la touche reprit également des couleurs, au point de piquer un lancer adverse à dix mètres à la dernière minute du temps réglementaire, privant Lille d’une précieuse balle de match. « La différence est qu’on avait peut-être un groupe plus homogène, avance le consultant en mêlée et futur entraîneur des avants lyonnais, Sébastien Bruno. Nous avions laissé beaucoup d’énergie contre Chambéry et dans les festivités qui ont suivi. Nous savions que ce serait dur en première mi-temps contre le vent. »

Le plan a marché à la perfection et les Aixois ont mis le turbo après avoir vu le moteur connaître des ratés dans la première demi-heure. « La semaine précédent le match, avec la montée en Pro D2 acquise, nous nous étions relâchés aussi bien physiquement que psychologiquement, reconnaissait Sylvain Bouillon au coup de sifflet final. Mais il y avait un titre à aller chercher. Cela n’arrive pas souvent dans une carrière et nous allons le fêter dignement. Nous allons commencer par le faire dans le bus du retour. Ensuite la fête va durer longtemps ! » S. F.

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