Racing-Metro : Fa’aoso et Castrogiovanni s’engagent

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    Racing-Metro : Fa’aoso et Castrogiovanni s’engagent
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Quatre piliers droits, quatorze premiers contrats professionnels, nouveau patronyme, affaire Goosen et dossier Gérondeau : mercredi matin, les patrons du Racing-Metro n’ont oublié aucun de fond.

Mercredi matin, Jacky Lorenzetti, Laurent Travers, Laurent Labit et Christophe Mombet, directeur du centre de formation, ont convié la presse dans leurs locaux du Plessis-Robinson afin de tirer le bilan de la saison écoulée et dévoiler l’intégralité de leur recrutement. Si Dan Carter (demi d’ouverture, Crusaders), Chris Masoe (numéro 8, Toulon), Yannick Nyanga (flanker, Toulouse), Ben Tameifuna (pilier droit, Chiefs), Manuel Carizza (deuxième ligne, Stormers, arrivée fin novembre) étaient tous annoncés et attendus, les signatures de Martin Castrogiovanni (Toulon, pilier droit) et Lisiate Fa’aoso (deuxième ligne, 32 ans) sont en revanche de réelles surprises. « Nous aurons quatre piliers droits l’an prochain, souriait Laurent Labit peu après la conférence de presse. Le responsable de la cantine est paraît-il très inquiet… »

Quatorze Espoirs intègrent le groupe pro

Au-delà du recrutement, Jacky Lorenzetti a annoncé la prolongation de contrat des deux Laurent (ils seront liés au club francilien jusqu’en juin 2019) et celles de plusieurs joueurs cadres, dont Dimitri Szarzewski (+4), Juan Imhoff (+2), Marc Andreu (+2), Luc Ducalcon (+2), Bernard Le Roux (+3), Wenceslas Lauret (+2) et François van der Merwe (+2). Celle du trois-quarts centre Henry Chavancy devrait quant à elle être officialisée demain. Enfin, bien que prêté à Oyonnax le temps d’une saison, Fabrice Metz a bel et bien prolongé son contrat au Racing 92 de deux saisons supplémentaires. « Fabrice est quelqu’un qui a besoin de jouer, analysait Laurent Travers. C’est un fort potentiel du rugby français et il reviendra plus fort, plus confiant en ses possibilités. » Ce à quoi Jacky Lorenzetti, faisant visiblement référence à la fin de match douloureuse face aux Saracens en coupe d’Europe, ajouta : « J’espère que lorsqu’il reviendra, il ne plongera plus dans les rucks… » Il est à noter, enfin, que quatorze joueurs du centre de formation intègreront le groupe professionnel dès l’an prochain, pour des contrats courant de un à trois ans : il s’agit de Valentin Chapon (deuxième ligne), Boris Palu (deuxième ligne), Vincent Lasmarrigues (trois-quarts centre), Louis Dupichot (ailier), Casper Lotter (demi de mêlée), Matthieu Voisin (troisième ligne), Camille Chat (talonneur), Etienne Dussartre (centre), Cedate Gomes Sa (pilier), Sean Robinson (arrière), Khatchik Vartanov (pilier), Luc Barba (troisième ligne), Xavier Chauveau (demi de mêlée) ou Arthur Retière (demi de mêlée), qui n’est autre que le fils du directeur national du rugby français.

Goosen sera au Racing l’an prochain

Comme nous vous l’annoncions voici quinze jours, le Racing-Metro deviendra la saison prochaine Racing 92, un patronyme permettant aux Ciel et Blanc de s’ancrer davantage dans l’environnement des Hauts-de-Seine, « le poumon du club » selon les mots du président Lorenzetti. De fait, ils sont neuf à n’en avoir cure : Laurent Magnaval (demi de mêlée, Biarritz olympique ou franchise basque), Johnny Sexton (Leinster), Benjamin Lapeyre (arrière, La Rochelle), Jamie Roberts (Harlequins), Walter Desmaisons (pilier, Grenoble), Jérémie Maurouard (talonneur, Oyonnax) ou Adrien Planté (Clermont) ont déjà quitté la banliueue parisienne. Tomas Lavanini, qui sera l’an prochain le deuxième ligne de la franchise argentine en Super 18, pourrait quant à lui revenir dès 2018 dans les Hauts de Seine. Et Camille Gérondeau, alors ? « Nous avions trouvé un accord pour prolonger son contrat, poursuit Lorenzetti. Mais vingt-quatre heures avant que l’affaire ne se conclue, son agent nous a annoncé qu’il avait une offre de Clermont. Nous n’avons pu nous aligner sur celle-ci. Aussi fort soit-il, nous ne pouvions offrir à Camille un salaire supérieur à ceux de Wen Lauret ou Bernard Le Roux. » Malgré les rumeurs envoyant Johan Goosen aux Stormers (Afrique du Sud), celui-ci honorera ces deux dernières saisons au Racing 92. « Nous avons eu une explication avec Johan, enchaîne Labit. Je lui ai reproché son manque d’implication, sur et en dehors du terrain. Il ne fréquentait plus les cours de français depuis cinq mois. C’est impardonnable. Mais nous comptons sur lui la saison prochaine. »

Lydiate, le paradoxe

Face à une vingtaine de journalistes, Jacky Lorenzetti a également tenu à saluer les résultats de la formation francilienne (champion de France Espoirs et Gaudermen, minimes neuvièmes du Super Challenge Midi Olympique…) : « Le centre de formation a été classé pour la deuxième fois premier centre de formation de France. De plus, 52 % des jeunes suivant les cours du centre de formation du Racing 92 trouvent un contrat professionnel dans la foulée, que ce soit en Top 14 ou en Pro D2. »

Enfin, le président francilien s’est livré à un bilan lucide de la saison écoulée : « Ce fut un exercice mitigé dont l’issue nous a déçus. Nous n’avons pas bien géré les effectifs aux postes de pilier et de troisième ligne. Luc Ducalcon a joué 2 500 minutes, soit six matchs de plus que n’importe quel autre pilier du Top 14. Le départ de Dan Lydiate, qui nous arrangeait alors sur le plan économique et sportif, nous a néanmoins contraints de finir la saison avec seulement quatre troisième ligne valides. Nous serions plus pertinents l’an prochain. »

Marc Duzan
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