Plisson, entre rééducation et finale

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    Plisson, entre rééducation et finale
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Ouvreur titulaire toute la saison, Jules Plisson a été contraint de laisser sa place de joueur et la lumière, au Sud-Africain Morné Steyn qui réalise des phases finales étincelantes. Le Français ne reste pas moins un inconditionnel de son club formateur, qu’il suit de près depuis trois semaines.

Victime d’une luxation de l’épaule gauche en championnat face à Toulouse, le 24 avril, Jules Plisson vit par procuration les premières phases finales de son club formateur depuis six. Une situation difficile pour le joueur qui depuis trois semaines alterne les allers-retours depuis le centre de réduction de Capbreton et les lieux des rencontres de ses partenaires. « C’est dur à vivre à l’extérieur du groupe, mais je ne raterais ces matchs pour rien au monde. Je me raccroche à l’espoir de disputer la Coupe du monde avec les Bleus. Cela m’aide à évacuer, mais une fois le coup d’envoi sifflé, je suis à fond derrière le Stade français », nous glissait-il samedi matin dernier, au Novotel de Mérignac, la résidence des joueurs parisiens pour leur demi-finale à Bordeaux.

L’absent symbolique

Car Jules Plisson a décidé de ne pas être un supporter lambda. À Bordeaux, où pour venir, il s’était fait prêter un véhicule par l’un des employés du centre de rééducation, il a participé avec les intendants, à la préparation du vestiaire. Logé dans le même hôtel que l’ensemble de la délégation du Stade français. Pour le barrage, il n’avait pu arriver au stade Jean-Bouin, que quelques minutes avant le coup d’envoi, ayant réservé un avion en fin d’après-midi. Pour la finale, il a pris ses précautions et débarquera avec les « All Pinks » dans leur bus. Après tout si le Stade français va pouvoir terminer sa saison, c’est aussi grâce à lui qui durant toute la saison régulière aura guidé ses partenaires. Plus qu’un autre absent, il est l’absent symbolique du groupe du Stade français. Certes, samedi soir, Plisson prendra place en tribunes aux côtés de Pierre Rabadan, joueur emblématique du club, mais son absence au troisième ligne, s’explique par un choix sportif de Gonzalo Quesada et pas une blessure. Dimanche soir, quel que soit le scénario du match, il descendra à nouveau sur la côte Atlantique pour poursuivre sa convalescence, lancé dans un pari fou, celui de réussir début août, à postuler pour le Mondial avec le XV de France.

Pierre-Laurent Gou
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