Oyonnax : les dernières vérités de Christophe Urios

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    Oyonnax : les dernières vérités de Christophe Urios
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Au moment de quitter le Haut-Bugey, l’entraineur de l’USO est revenu sur les huit années passées à «Oyo» au cours d’un ultime rendez-vous face à la presse. Un instant forcément bizarre, marqué par l’émotion.

Le ton est détendu, mais l’émotion est bien présente. Christophe Urios a réuni une dernière fois la presse ce jeudi soir dans les locaux de l’USO : «pour évoquer les huit années passées à Oyonnax, un club que je ne pensais pas entrainer et dans lequel je n’avais pas imaginé rester aussi longtemps».

Huit années ont passées depuis que Christophe Urios a pris les clés de l’USO, huit années séquencées en trois périodes.

«La première a été celle de la structuration. Elle nous a permis d’obtenir des résultats improbables avec la finale contre Albi, une demi-finale contre La Rochelle».

Aux bons souvenirs en succèdent d’autres moins agréables: «La deuxième période a été plus difficile. J’ai été critiqué personnellement. Il est vrai que je m’étais planté dans mon recrutement. On a mis les choses à plat. On a haussé notre budget. On a mené un recrutement ambitieux et là, nous avons survolé la pro D2 pour aller chercher le titre et la montée».

L’amorce d’un départ

On en était à la sixième saison à Oyonnax et Christophe Urios s’est retrouvé face à un choix : «J’ai envisagé de partir. Les critiques m’avaient fait du mal, mais les dirigeants ont été bons. Ils m’ont proposé un projet auquel j’ai adhéré et je me suis réengagé pour deux années.»

Deux saisons vécues en Top 14 : «Nous avons permis au public de Mathon de découvrir le Top 14 avec une première saison compliquée avec des reports, le maintien assuré lors de la dernière journée. Nous avons eu un bon diagnostic de cette première saison pour mettre en place ce que les joueurs attendaient. C’est là la grande réussite de notre saison. Le concept des Oyomen a pris toute sa dimension. Les Oyomen ce sont des mecs attachés à leur territoire, tenus par les liens du groupe».

De ses huit années oyonnaxiennes, Christophe Urios retient des éléments forts : «Le plus important est la notion de projet. C’est elle qui nous a permis d’avancer. Le Top 14 nous a valu d’obtenir une vraie reconnaissance. Nous savons tous d’où nous venons mais on a presque créé une marque, aujourd’hui on parle d’Oyo, pas d’Oyonnax».

Reste le départ : «C’est mon choix, mais pour ma famille ce changement est difficile à vivre parce qu’ici la relation humaine était forte. Il y a beaucoup d’émotion dans ce qui ce passe autour de ce départ. Pour un entraîneur il est rare de partir dans ces conditions...mais cela aussi c’est oyonnaxien».

Que restera-t-il du passage de Christophe Urios à Oyonnax? «Quand je suis parti de Castres, j’ai laissé une trace. Quand j’ai quitté Bourgoin, je n’ai rien laissé. Ici, je sais qu’il restera une trace. Le fondement du truc existe, il faut continuer dans ce sens. Maintenant, je suis très content d’aller à Castres, c’est un grand défi, mais je n’oublierai jamais ce qui s’est passé ici». J.-P.D.

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