Les maudits des finales

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Publié le , mis à jour

Quelques joueurs majeurs ont manqué les finales du championnat de France pour cause de blessures ou de suspensions. Petit rappel historique.

Quoi de plus cruel qu’une finale manquée par un joueur majeur de club ? Ils sont plusieurs à avoir connu cette mésaventure, en général sur blessure. Le cas le plus récent est sans doute celui de Fabien Galthié, alors à Colomiers, qui manqua la première et à ce jour la seule finale de son club, en 2000. Il s’était blessé à un genou, lors de la demi-finale contre Pau. Il avait donc regardé ses coéquipiers s’incliner face au Stade Français depuis les tribunes du Stade de France (qui accueillait d’ailleurs sa première finale). Un an plus tard, il quitta Colomiers pour rejoindre le Stade Français.

En 1992, le RC Toulon contre Biarritz fut sacré champion à la surprise générale avec une équipe très jeune (Teisseire, Delaigue, Orsoni, De Rougemont, Périé). Elle était en plus privée de son capitaine Eric Champ, qui avait été suspendu à la suite d’une suspension en Challenge Du-Manoir contre Agen. Il reçut donc le bouclier, en civil, fait unique dans l’Histoire du Championnat de France. Sa peine avait sans doute été atténuée par le fait qu’il avait été déjà sacré en 1987.

En 2008, le Stade Toulousain fut champion de France sans Vincent Clerc alors au sommet de sa carrière. Il s’était rompu les ligaments croisés du genou au mois d’avril et il avait manqué ce qui aurait été son premier titre de champion de France. Il dut attendre 2011 pour connaître cet honneur et encore, de justesse puisqu’il n’était remplaçant (victime de la concurrence de Caucaunibuca). L’arrière Clément Poitrenaud non plus n’était pas là pour le titre toulousain en 2008 car il souffrait d’une fracture d’un tibia (mais il comptait déjà un titre, celui de 2001).

La jaunisse de Dourthe, l’abcès d’Auboiroux

Dans le passé, on pourrait citer les cas de l’ailier René Séguier, de Béziers, forfait le matin de la finale 1974 à cause d’une entorse à une cheville. L’autre Séguier, Frédéric, manqua aussi le titre de Castres en 1993 alors qu’il était le demi de mêlée titulaire incontestable de l’équipe. Il s’était blessé durant les phases finales. Parlons aussi du « French Buffalo » l’ailier Jean Lassègue qui manqua la finale du Stade Toulousain de 1947 à cause d’un accident de… couveuse électrique, de l’arrière de Brive Patrice Auboiroux, victime d’un abcès dentaire la veille de la finale 1972. En 1973, le Dacquois Claude Dourthe, victime d’une jaunisse, manqua la finale de son club contre Tarbes.

En 2011, on a longtemps cru que Fulgence Ouedraogo manquerait la première et seule finale de Montpellier puisqu’il souffrait d’une fracture à la main droite. Il fut finalement déclaré apte in extremis grâce à des infiltrations. L’un des cas les plus fameux reste celui du talonneur du Racing Jean-Pierre Genet qui aurait dû être suspendu pour la finale 1990 mais qui joua grâce à la mansuétude des adversaires agenais. Il fut l’un de leurs bourreaux ce jour-là.

Jérôme Prévot
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