Doubler la mise

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    Doubler la mise
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Après sa victoire à Moscou, les Bleus veulent enchaîner ce week-end à Lyon pour prendre une option sur la qualification olympique. Favoris du tournoi, avec le Portugal, la Russie ou encore l’Espagne, ils devront gérer la pression sportive et populaire pour remporter un succès précieux pour le développement du sept.

Vainqueur de la manche lyonnaise du circuit européen Seven’s Grand Prix Series la saison dernière, pour la première fois ; vainqueur la semaine passée à Moscou, l’équipe de France se doit de doublement doubler la mise ce week-end au Matmut Stadium, à Vénissieux. Une victoire lui permettrait de continuer à séduire un public lyonnais attendu en nombre, et surtout, de prendre une option sur la qualification olympique, avant la dernière manche prévue les 11 et 12 juillet, à Exeter, en Angleterre.

« A priori tous les voyants sont au vert mais le sport en général et le rugby à VII en particulier, sont pleins d’incertitudes, rappelle l’entraîneur, Frédéric Pomarel. Pierre Camou a mis des moyens cohérents, évolutifs, pour nous permettre de réaliser une performance sportive intéressante. Nous progressons petit à petit mais la dernière marche à franchir est plus haute que les précédentes, franchies ces quatre ou cinq dernières saisons. J’espère qu’une victoire ici, si elle voulait bien se présenter, associée à une qualification olympique, serait le dernier déclic, à la fois populaire mais aussi vis à vis des décideurs et investisseurs. »

Les Bleus seront les premiers à fouler la pelouse du Lou dès demain matin. Ils seront opposés à l’Italie à 10 heures, avant d’affronter la Géorgie, à 13 heures, puis le Portugal, à 17 heures 06. Dans un premier temps, il s’agira de sortir sans encombres de la phase de poules. Pour ne pas hypothéquer d’entrée ses chances, il s’agira de ne pas perdre de plumes en route avant un dernier match à haut-risques contre les Portugais. Après s’être ratés à Moscou, où ils ont fini cinquièmes, ces derniers seront les principaux adversaires des Français, samedi et peut-être dimanche. « Ils se sont plantés le week-end dernier, mais ils ont l’équipe la plus complète du circuit, prévient le technicien. Ensuite, l’Espagne est toujours pénible et va monter en puissance, la Russie bénéficie de grosses individualités et l’Angleterre peut jouer les troubles-fêtes. Mais je parie sur un France – Portugal en finale. »

Aucun relâchement

Pour parvenir à disputer le dernier match du week-end, programmé dimanche à 17 h 06, les Bleus ne peuvent s’autoriser aucun relâchement. Bien dans leur rugby, avec le renfort efficace des quatre joueurs du Top 14 (Ouedraogo, Martial, Grosso et O’Connor), ils devront surtout s’attacher à bien gérer un environnement particulier. Jouer à domicile peut être à double tranchant, l’élan populaire peut galvaniser les joueurs sur le terrain ou pomper l’énergie en-dehors.

« Les joueurs se produiront devant leur famille, ce qui est normal, rappelle Frédéric Pomarel. Il faudra gérer les relations avec les proches, une chose que nous n’avons pas l’habitude de vivre. La moindre déconcentration peut engendrer du doute et nous pénaliser sur le plan rugbystique. Nous avons le niveau pour gagner mais la tête est toujours la partie la plus difficile à gérer. Ce facteur m’inquiète plus que le rugby. À Moscou, nous savions, sans prétention, que l’équipe avait le potentiel pour gagner le tournoi. Mais il fallait rester rigoureux tout le temps, au cœur d’une organisation complexe. Les joueurs ne se sont pas égarés, ont su rester concentré. Je souhaite qu’on parvienne à afficher le même état d’esprit, à retrouver les mêmes conditions. Alors, je suis convaincu que le résultat sera positif. » Sé. F.

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