Benson Stanley : la tête et l’esprit

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    Benson Stanley : la tête et l’esprit
Publié le , mis à jour

Benson Stanley devrait disputer ce samedi, sa première finale de Top 14 avec Clermont. Le centre néo-zélandais arrivé en 2012 en Auvergne, débutera même la rencontre au centre. Son duel face à Jonathan Danty sera d’ailleurs l’une des clés du match.

Le destin d’une vie peut basculer très rapidement, comme la foudre frappe lors d’un gros orage. Encore plus pour un sportif de haut niveau, un contact pouvant occasionner de graves blessures. Dans les deux cas, Benson Stanley est un symbole. Ses premiers pas avec le ballon ovale devant leur salut à un orage salvateur. Car si la famille Stanley était implantée dans le rugby, le jeune Benson a débuté au football, durant deux ans. « Un jour, notre match a été annulé à cause d’un gros orage. Sur le chemin du retour vers la maison, je me suis arrêté au parc derrière chez nous. Mon frère faisait des un contre un avec notre voisin et je me suis mis dedans », rappelle le centre clermontois. La suite finalement logique de l’héritage du « clan Stanley », dont l’oncle Joe (27 sélections) et le cousin Jérémy (3 sélections) sont des All Blacks. Sans oublier Kyle, Jamie et Chase joueurs professionnels à XIII en Australie, le dernier étant également international néo-zélandais. Une richesse dont le centre de l’ASM a tiré des enseignements majeurs, n’hésitant pas à s’inspirer de ses prédécesseurs. Avec son cousin Jérémy, titulaire d’un diplôme de chirurgien comme modèle. « J’ai vu ce gars travailler des journées entières, dans sa chambre pour avancer dans ses études. J’ai ensuite compris l’importance de tout cela lorsqu’il s’est blessé. Il a été pour moi un exemple. » Un précédent sur lequel Benson Stanley a pu s’appuyer en mai 2012, après deux commotions cérébrales en moins d’un an. Deux chocs mettant alors en pointillé la suite de sa carrière professionnelle. « Cela commence à faire beaucoup. On va le laisser tranquille pour un moment. Ses problèmes de santé sont pris très au sérieux », confiait son entraîneur d’alors, Pat Lam.

Une référence en défense

Des pépins médicaux dus à l’engagement sans faille du Néo-Zélandais sur le terrain, notamment en défense. Les compilations de ses plaquages offensifs faisant le tour de la toile, à l’image de son intervention sur Yoann Huget en janvier 2014. Un goût pour le défi physique, présent dans l’ADN de Benson Stanley depuis ses débuts. « J’ai grandi avec comme défi quotidien de battre mon frère en un contre un. Chaque fois qu’on allait dans ce parc, c’était musclé ! Je crois que mon goût du contact et de la défense vient de là. Cela ne m’a plus quitté » analyse le centre clermontois. Mais si le natif d’Auckland se donne corps et âme en match, il n’envisage pas de laisser sa santé sur le terrain. Le cas de Steve Devine, ancien demi de mêlée all black (10 sélections) ayant dû arrêter sa carrière en 2007 suite à des commotions cérébrales, faisant jurisprudence. « Ce gars a passé deux ans de sa vie enfermé chez lui, dans le noir, pour tenter d’endiguer des maux de tête devenus insupportables. Je ne veux pas vivre ça. J’ai une famille, des projets. Cela vaut plus que le rugby. » C. V.

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