Paris, jour de finale

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    Paris, jour de finale
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Toute la journée, des animations très rugby ont égayé les rues de la capitale. Jusqu’au trajet vers le Stade de France, lieu de tous les rêves.

Beaucoup de monde ce samedi après-midi au Champ de mars, à l’occasion de la Rugby party organisée par la LNR pour sa dernière étape aux pieds de la Tour Eiffel. Beaucoup de Clermontois, pas mal de Parisiens et quelques Toulonnais, Toulousains ou Rochelais présents pour l’occasion. La foule des grands jours ? Pas complètement, à en croire quelques habitués. « Les années précédentes, il y avait un peu plus de monde » confie ainsi Adrien, 30 ans dont une vingtaine à supporter l’ASM. Entre deux animations ovales, où les enfants s’initient au plaquage, à la passe ou à la mêlée, l’attente est là. Pas interminable. Une explication à cela : si les Parisiens ont largement profité de l’événement, la vague jaune qui déferle généralement sur la capitale lorsque l’ASM est en finale n’a pas eu lieu. Sur son contingent de places, le club en Auvergnat en a rendu plus de 5 000. « Il y a un peu de tout. Un peu de déception et de lassitude face aux derniers échecs. Un souci financier, aussi » témoigne Adrien. « Mais on y croit ! ».

Appelés à se mobiliser en masse à Limerick, Saint-Étienne puis Londres en Coupe d’Europe, puis à Bordeaux la semaine dernière pour les demi-finales de Top 14, les supporters clermontois seront nettement moins présents qu’à l’accoutumée, pour cette finale. Un événement parisien pour lequel ils rassemblent généralement plus 20 000 supporters. Ce samedi, ils devraient être moitié moins.

Haka pour Ali Williams

Côté parisien, l’engouement pour le parcours des soldats roses a fédéré. À plusieurs coins de rue de la capitale, la couleur chère au cœur de Max Guazzini est de mise. Slalomant entre la masse de touristes qui profitait du lourd soleil de juin, le rose se fait doucement sa place à Paris.

Quelques visages connus, aussi, se promenaient au milieu de la foule massée au sein du Village rugby tour. Celui de la présentatrice télé Maïtena Biraben, basque revendiquée, du All Black Byron Kelleher ou de l’ancien talonneur international Vincent Moscato qui enregistrait, pour l’occasion, son émission radio Moscato show en direct du champ de mars. Le Francilien Maxime Machenaud, éliminé en barrages par ses voisins parisiens, se pliait avec sourire à une séance de dédicaces pour les plus jeunes. Non loin de là, Sébastien Chabal, Serge Betsen et le nouveau retraité Lionel Nallet en faisaient de même. Également présent sur les lieux, le Toulonnais Ali Williams livrait à la foule quelques secrets du légendaire haka. Démonstration à l’appui.

Premières vibrations au Stade de France

Et au milieu de ce barnum ? Pas de rivière qui coule, mais une planche d’un bon mètre de haut, d’un noir nacré et sertie d’un disque d’or. Le Bouclier de Brennus tant convoité était venu à la rencontre des curieux. Pour la beauté des yeux. En fin d’après-midi, direction le Stade de France pour tout le monde, Bouclier compris.

Sur place, la désaffection relative des supporters auvergnats n’a pas entaché les alentours du stade. Ils ont beau s’être moins massivement déplacés, les Clermontois restent bien présents, dès 19 heures. Une ambiance bon enfant où le jaune se mêle au rose, pour une symphonie de couleurs comme le rugby doit s’en enorgueillir.

Lentement, le parvis de l’enceinte dionysienne se faisait prendre par un bruit allant crescendo. À l’intérieur, les festivités avaient déjà commencé avec la finale de la Coupe de la Fédération, opposant le comité du Béarn à celui de la Provence. En tribunes, l’ambiance montait doucement. Plus de doute, le grand show était imminent.

Léo Faure
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