Les Bleuets face à l’évidence

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    Les Bleuets face à l’évidence
Publié le , mis à jour

Battus sévèrement par la Nouvelle-Zélande en demi-finale de la Coupe du monde des moins de 20 ans, les Français se sont réveillés avec les jambes lourdes et l’envie de s’aérer l’esprit.

Au lendemain d’une lourde défaite face à la Nouvelle-Zélande (45-7), la vie à repris son cours ce mardi, à l’hôtel des Français situé à Coccaglio, un petit village tranquille de la campagne italienne. Rien de tel qu’une journée de repos pour tenter d’oublier les vagues noires de la veille qui ont submergé les espoirs tricolores. Et aussi meurtri les corps des jeunes coqs, qui se sont réveillés avec les muscles marqués par les efforts vains de ce lundi. Une matinée studieuse d’abord, qui est passée au rythme des entretiens individuels pour revenir sur cette défaite. Cahiers d’écoliers à la main ou ordinateurs sur les genoux, les Bleuets ont analysé leur prestation avant d’en débattre avec leurs entraîneurs au cours d’entretiens plus ou moins longs.

Pelous: «Il faut que les joueurs digèrent»

Après le repas, le staff technique avait ensuite décidé de donner quartier libre à son groupe. Pas question d’exacerber la déception alors que l’équipe doit encore disputer la petite finale, samedi (18 h 30) à Cremona face à l’Afrique du Sud, avec l’objectif de monter sur le podium. Ce qui serait déjà un exploit pour la France car depuis la création de cette compétition, elle n’avait jamais fait mieux qu’une quatrième place en 2011 avec la génération Doussain, Lesgourgues, O’Connor, Buttin, Vahaamahina, ou encore Sébastation Taofifenua. Lucas Bachelier et ses coéquipiers peuvent donc entrer dans l’histoire, à condition de se relever après la « tornade All Blacks ». « Nous allons attendre une journée avant d’en parler, confiait Fabien Pelous, le manager de l’équipe, ce midi sur la terrasse du Touring Hôtel. Il faut d’abord que les joueurs digèrent ce qui s’est passé et ce n’est pas facile. » La supériorité évidente des Néo-Zélandais a sapé le moral des troupes. Pour éviter de gamberger, les Bleuets avaient décidé de louer des minibus pour se rendre au Lac de Garde à une heure à l’est de leur hôtel. Au programme, une sortie en bateau, même si les nuages noirs menaçants en début d’après-midi n’indiquaient rien de bon. Quand le sort s’acharne…

Nicolas Augot
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