Nos cotes pour la Champions Cup

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Publié le , mis à jour

Le tirage au sort de la Coupe d’Europe n’a pas placé tous les clubs français à la même enseigne. Midol se mouille.

Poule 1 : Saracens, Ulster, Toulouse, Oyonnax.

Chances de qualification de Toulouse : 50 % / Oyonnax : 5 %

Toulouse aura guère été gâté par son tirage au sort. Les Saracens s’imposent comme les grands favoris de cette poule. Champions d’Angleterre, battus in extremis en demi-finale par Clermont à Saint-Étienne, les Londoniens disposent d’un des paquets d’avants les plus puissants d’Europe. Leur dimension physique, leur maîtrise stratégique et leur expérience les placent parmi les prétendants au titre. Le Stade toulousain devra réaliser un exploit pour terminer premier de sa poule. En revanche, la deuxième place semble à la portée des Rouge et Noir. L’Ulster, balayé cette année par Toulon, plafonne sur la scène européenne depuis le quart de finale perdu face aux Saracens en 2013. La double confrontation avec les Nord-Irlandais devrait se révéler décisive. Oyonnax tentera de jouer les trouble-fête mais son manque de vécu et sa profondeur de banc limitent inévitablement ses ambitions. En restant invaincus à domicile et en glanant un maximum de points à l’extérieur, les Stadistes peuvent sérieusement envisager une place de meilleure deuxième.

Poule 2 : Clermont, Ospreys, Exeter, Bordeaux-Bègles.

Chances de qualification de Clermont : 80 % / Bordeaux-Bègles : 15 %

Malheureux en cette fin de saison, les Clermontois ont été chanceux au tirage. Le chemin de la qualification se révèle être dégagée. Certes, Exeter reste une équipe offensive et imprévisible ; certes, les Ospreys, emmenés par Alun-Wyn Jones, peuvent légitimement être considérés comme la formation galloise la plus solide et homogène ; certes, Bordeaux-Bègles, avec un recrutement quatre étoiles (Kepu, Kitshoff, Ashley-Cooper…), est censé franchir un nouveau palier. Mais le double finaliste 2013 et 2015 possède toutes les cartes en main pour atteindre les phases finales. Pour son baptême dans la grande cour européenne, l’Union Bordeaux-Bègles pourrait en surprendre plus d’un. De là à espérer une qualification comme meilleur deuxième ? Tout dépendra aussi de la véritable volonté d’exister des protégés de Raphaël Ibanez.

Poule 3 : Glasgow, Northampton, Racing 92, Scarlets.

Chances de qualification du Racing 92 : 55 %

Le Racing 92, placé dans le chapeau trois, s’est évité un ogre. Cette poule paraît ouverte. Glasgow, vainqueur de la Ligue celte, ne doit pas être sous-estimé. Cette équipe, joueuse et mobile, pourrait ne pas convenir aux Franciliens. Northampton, équipe réputée physique, ressemble davantage aux Racingmen. L’opposition promet d’être heurtée. Mais le départ de Sanu Mamoa, leur fer de lance, à Toulon pourrait générer un manque. Les Scarlets, imprévisibles joueurs de balle mais dont le paquet d’avants ne montre pas une solidité à toute épreuve, restent largement à la portée des hommes de Laurent Travers et Laurent Labit. La première place paraît tout à fait envisageable. Surtout, si le Racing 92 parvient à tirer profit de l’expérience de la saison passée. À défaut, une place de deuxième pourrait suffire. Une non-qualification pourrait être considérée comme un désaveu pour les rêves de grandeur de Jacky Lorenzetti et de son armada, renforcée par Dan Carter ou encore Chris Masoe.

Poule 4 : Stade français, Munster, Leicester, Trevise

Chances de qualification du Stade français : 50 %

Tête de série, le Stade français n’aura pas bénéficié de son statut. Avec le Munster et Leicester sur sa route, les champions de France vont croiser deux monuments européens. Si leur âge d’or semble derrière, ces deux formations n’en restent pas moins équilibrées et expérimentées. Le Stade français, avec Will Genia ou encore Willem Alberts, possèdent l’effectif pour rivaliser. Le déficit en expérience constitue en revanche un possible obstacle. Gonzalo Quesada et leurs hommes devront aussi gérer de front deux compétitions, une première depuis 2010. La présence de Trévise, Petit Poucet sur la scène continentale, permet d’espérer une qualification via la deuxième place.

Poule 5 : Bath, Toulon, Leinster, Wasps.

Chances de qualification de Toulon : 60 %

Dans cette poule très relevée où les équipes devraient se neutraliser, seule la première place pourrait être synonyme de qualification. Toulon, triple champion d’Europe, s’impose, de par son vécu et son recrutement, comme le légitime favori. Mais le Leinster, défait en prolongations par ces mêmes Varois en demi-finale, voudra obtenir sa revanche. Le paquet d’avants du Leinster, impressionnant à Marseille, sera désormais secondé par Jonathan Sexton, de retour à la maison. Le menace s’avère encore plus grande. À leurs côtés, les Anglais de Bath et des Wasps se présenteront sans complexes. Le club de Bruce Craig s’appuie sur sa jeunesse flamboyante (Joseph, Ford, Watson…), renforcée par le demi d’ouverture gallois Rhys Priestland et encadrée par le Bok Francois Louw. Toulouse, balayé à Ernest-Wallon, s’en souvient encore… Les Wasps, désormais basés à Coventry, se sont de leur côté enrichis avec les venues de George Smith, James Johnston, du All Black Franck Halai et du Leinsterman Jimmy Gopperth. Ils avaient accroché le RCT, la saison passée, en quart. Gagner à l’extérieur relèvera de la performance trois étoiles. Rester maître à domicile paraît obligatoire.

Vincent Bissonnet
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