En direct d’Argentine, Landreau : « Laisser les talents s’exprimer »

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    En direct d’Argentine, Landreau : « Laisser les talents s’exprimer »
Publié le , mis à jour

L’entraîneur des Barbarians, Fabrice Landreau, revient sur les deux premières journées de son groupe sur le sol argentin.

Comment appréciez-vous ce début de tournée ?

Ce qui me plaît, déjà, c’est la fraîcheur des joueurs. Cette expérience des Barbarians est intéressante parce qu’elle permet à tout le monde de se connaître. Il n’y a pas la pression du résultat. Ce qui nous réunit tous, c’est le rugby, un maillot et ce sentiment de liberté. Nous allons à l’essentiel et du coup, les joueurs sont vraiment les acteurs principaux. Plus qu’en club. C’est à eux d’écrire leur histoire sur quinze jours en assumant tout le poids de cet héritage que représente ce maillot. Avec cette philosophie, l’encadrement n’a jamais aussi bien porté son nom. Nous sommes simplement là pour les encadrer. Leur donner quelques repères de jeu de base. Mais c’est à eux à se prendre en charge. Ce qui me plaît vraiment, c’est voir tous ces garçons, qui ne se connaissent pas forcément, tisser des liens et parler librement.

Est-ce un besoin, dans ce rugby qui se professionnalise ?

Je crois. Plutôt, j’en suis sûr. La difficulté de notre rugby de club, c’est qu’on passe 46 ou 47 semaines ensemble par an. Avec des échéances importantes pour certains, beaucoup de pression pour d’autres. Il y a de la peur, de l’angoisse et parfois de la joie. Ce quotidien est parfois lourd à gérer. Avec les Barbarians, nous sortons tous de notre élément. Les joueurs comme l’encadrement. On se retrouve à disputer un match sans forcément se connaître mais j’ai l’impression de revenir à l’amateurisme. C’est un véritable privilège de pouvoir encore vivre cela. Les mecs ont mis leurs vacances entre parenthèses et ont demandé à leurs clubs de les libérer pour pouvoir venir. C’est la preuve que l’esprit Barbarians est encore vivant.

Vous avez tout de même préparé un plan de jeu et quelques lancements…

Oui mais, très franchement, c’est vraiment basique. Je voulais proposer quelque chose de très vite assimilable, d’autant plus que nous serons 26 sur la feuille de match. C’est beaucoup, avec seulement deux séances pour se préparer… Mais il y a du talent dans cette équipe. Il faut laisser place à la spontanéité, que ces mecs puissent s’exprimer. Ils feront des choix et on les assumera. J’ai discuté avec le capitaine, Heini Adams. Il est d’accord sur ce principe : nous allons faire les choses très simplement et nous allons laisser les talents s’exprimer.

Un mot sur la composition. Sur quels critères ?

L’idée de base, c’est que tout le monde joue. On débutera samedi avec une équipe que j’ai essayé de faire équilibrée. Mais ceux qui ne démarrent pas samedi démarreront le prochain test. J’ai un groupe de 27 joueurs mais seulement 26 places sur la feuille. Antoine Burban, qui arrive avec un peu de retard après son titre et qui a beaucoup joué récemment, sera donc « water boy ». Je voulais qu’il participe à l’aventure même s’il n’a pas le maillot sur les épaules. Pour le reste, nous allons beaucoup faire tourner. Il faut que tout le monde participe à la fête.

Léo Faure
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