Julien Chastanet: «Une finale, ça se joue avant tout dans la tête»

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    Julien Chastanet: «Une finale, ça se joue avant tout dans la tête»
Publié le , mis à jour

Le Rugby Club de Strasbourg jouera, ce dimanche, la finale de Fédérale 2 contre Lavaur. Un titre de champion de France qui pourrait déboucher sur un doublé historique pour le club après le sacre en Fédérale B de l’équipe des jeunes. Rencontre avec l’entraîneur de Strasbourg, Julien Chastanet.

Comment avez-vous vécu cette saison ?

Très bien, on finit avec de très bonnes statistiques, meilleure attaque et meilleure défense. On est premiers de la poule avec seulement une défaite. En plus, la saison se conclut par une finale ! On a appris de la défaite en demi-finale de l’an dernier. On a su avancer échelon par échelon. On a réalisé nos objectifs pour la saison, à savoir une montée en Fédérale 1. Nous verrons bien si, samedi, on complète les objectifs fixés avec les dirigeants, être champions de France. Ça n’est arrivé qu’une fois en Nationale 3, aujourd’hui on joue un niveau plus élevé. Nous sommes en passe de clôturer une saison exceptionnelle, voire historique avec un doublé. Les jeunes sont en effet champions de Fédérale B. Cette situation est assez rare pour être signalée.

Comment gère-t-on une finale qui pourrait avoir une conclusion historique ?

On a décidé de profiter d’avoir deux semaines entre la demi-finale et la finale pour que les joueurs se reposent un peu. La première semaine, avec le staff, on s’est orientés vers un entraînement ludique et drôle. Le but est d’avoir des joueurs frais. Ça nous a aussi permis de récupérer les blessés, pour le moral du groupe c’est toujours mieux d’avoir l’effectif au complet. Après, cette semaine on s’est plus concentré sur la vidéo. Nous n’avons jamais joué contre Lavaur donc un entraînement grâce à la vidéo était indispensable. On a aussi décidé d’apporter beaucoup d’attention sur la gestion des émotions et du stress ces deux dernières semaines. Une finale, cela se joue avant tout dans la tête.

Et au niveau du moral, comment fait-on pour que ses joueurs ne soient pas envahis par le stress ?

Depuis cette saison, nous avons un préparateur mental. Les joueurs le consultent sur la base du volontariat. En temps normal, ce sont six à sept joueurs qui vont le voir mais, pour la préparation de cette finale, certains se sont laissés tenter. Je dirais que c’est une dizaine de joueurs qui font appel à ses services maintenant. Grâce à lui, les joueurs ont une meilleure approche du match, ils entrent sur le terrain avec un poids en moins. Et ça se voit sur les résultats. Le fait qu’il soit extérieur au monde du rugby, nous aide aussi, nous, membres du staff. Il apporte un regard neuf sur les entraînements et le groupe. C’est une réelle plus-value pour l’ensemble de l’équipe.

Quelles sont les directives avant cette finale ?

Je travaille avec un groupe de garçons exceptionnels, ils sont déjà très exigeants envers eux-mêmes et le groupe dans sa globalité. J’essaie de leur donner l’enjeu du match sans trop de stress. Le but est de gagner évidemment mais aussi de se faire plaisir. Puis, offrir une victoire à tout le staff et les bénévoles les motive à mon avis. Tous les éducateurs, les dirigeants sont là bénévolement, ils font ça sur leur temps libre. Si la victoire est au bout dimanche, cela sera la victoire des joueurs mais aussi celle de ces bénévoles.

L’an prochain vous accéder à la Fédérale 1. Considérez-vous ceci comme un accomplissement ou une nouvelle étape dans la vie du club ?

L’un de nos objectifs était de monter en Fédérale 1 donc c’est un accomplissement dans un certain sens. Nous voulons, dans un premier temps, consolider ce que nous avons et nous maintenir au meilleur niveau amateur. On s’y prépare depuis la saison dernière. On a fait un gros recrutement pour cette saison afin de ne pas tout chambouler en passant en Fédérale 1. Pour l’instant, l’objectif principal est de se maintenir mais nous avons des vues sur le niveau professionnel. D’ici cinq ans, nous voudrions nous qualifier pour le Pro D2. Propos recueillis par M. A.

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