Anthony Delbos : la jeunesse des grands hommes

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    Anthony Delbos : la jeunesse des grands hommes
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Arrivé à l’intersaison d’Albi, Anthony Delbos va disputer dimanche sa première finale nationale. Un rendez-vous pour lequel le centre, ailier ou arrière de 22 ans ne se met aucune pression. Son unique objectif étant d’assouvir sa soif de victoire, avec le titre de champion de France Fédérale 2.

Le talent n’atteint pas le nombre des années, tout le monde le sait. Du haut de ses 22 ans, Anthony Delbos en apporte la preuve. Le centre, ailier ou arrière de l’AS Vauréenne va en effet disputer sa première finale nationale ce dimanche. Pas de quoi cependant effrayer l’ancien joueur de Saint-Juéry et d’Albi. « Pour moi, il s’agit d’un match comme les autres. Je déteste perdre car je suis en toutes circonstances compétiteur. Je veux toujours gagner le plus largement possible » prévient Anthony Delbos. Cette haine de la défaite est celui du sceau des grands joueurs, même si cette dernière est parfois marquée. Une réputation dont le trois-quarts s’est accommodé au sein du groupe tarnais. « Je râle beaucoup mais mes coéquipiers me connaissent et ils ne m’en veulent pas ». Des circonstances atténuantes dues au rendement de cette pièce maîtresse du dispositif vauréen. Un rôle accru par la responsabilité de buteur numéro un, finalement logique pour cet ancien footballeur. « J’ai joué au foot durant dix ans à bon niveau et depuis mes débuts rugbystiques, j’ai toujours eu le but. Je connais son importance, les buteurs font la différence comme on l’a vu en finale du Top 14. Après, c’est avant tout dans la tête et je ne me mets pas de pression ». Une méthode plutôt efficace, à l’image de la réussite connue par Anthony Delbos en demi-finale face à Anglet (24-10). Le jeune buteur vauréen remportant son duel face à Sébastien Fauqué, en inscrivant onze des vingt-quatre points du succès des siens. Difficile de rêver mieux pour couronner une première saison pleine dans le Tarn, avec également la remontée en Fédérale 1.

Plaisir et dynamisme comme uniques leitmotiv

Cependant en venant dans la cité du Jacquemart, Anthony Delbos n’avait pas tout à fait rendez-vous en terre inconnue. Le tout en profitant d’une expertise approfondie de ses conseillers les plus proches. « À l’intersaison, mon entourage m’a conseillé d’aller à Lavaur et aujourd’hui, je suis très heureux d’avoir fait ce choix. De mon côté, je connaissais également Rémy Ladauge (entraîneur de l’ASV) qui m’avait entraîné à Albi » rappelle Anthony Delbos. La présence de l’ancien technicien albigeois lui permettant de connaître la méthodologie et les ambitions du futur staff vauréen. Un jeu fait de mouvement et surtout de plaisir, après la descente de Lavaur en Fédérale 2 l’an dernier. « Pour moi, prendre du plaisir c’est fondamental. En arrivant à Lavaur, j’ai été agréablement surpris de la bonne ambiance qui règne dans ce club. La saison dernière a été difficile mais elle n’a pas scindé le groupe, nous sommes soudés au point de ressembler à une équipe Espoirs ». Des éléments permettant de comprendre un peu mieux, la belle saison vauréenne. Un exercice durant lequel Anthony Delbos a évolué à plusieurs postes, résultats d’une polyvalence de formation. « À mes débuts à Saint-Juéry en cadets première année, on m’a fait jouer à l’arrière car je courais vite et que j’avais des appuis. J’ai ensuite joué centre, huit ou troisième ligne aile avant de partir à Albi où on m’a repositionné à l’aile. Après, cette polyvalence me plaît car tous les postes que je peux occuper sont différents ».

Offrir une sortie par la grande porte aux partants

Anthony Delbos a ainsi évolué cette saison, au centre où il aime « la défense et le contact physique » mais aussi à l’aile et à l’arrière. Le poste d’ailier lui convenant pour sa liberté, celui d’arrière pour les nombreuses opportunités de relance. Des qualités dont il espère faire étalage dimanche sur la pelouse de Givors, face à Strasbourg. « C’est une finale, tout se joue sur un match, l’enjeu est donc différent. On ne peut penser qu’à la victoire mais il faudra être à 200 % pour la décrocher » prévient ce compétiteur hors pair. L’occasion d’offrir une belle sortie aux partants et à ceux qui arrêteront leur carrière après ce rendez-vous. Pour sa première finale nationale, Anthony Delbos aura également l’opportunité d’ouvrir son palmarès. « Gagner dimanche serait un bel hommage aux joueurs qui arrêtent ou qui quittent le club. Cela permettrait d’enrichir leur palmarès et d’ouvrir le nôtre ». Décrocher un titre serait surtout la plus belle des conclusions à la « plus belle année rugbystique » d’Anthony Delbos. C. V.

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