Nic White - Demi de mêlée de l’Australie : «Montpellier, une chance extraordinaire»

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    Nic White - Demi de mêlée de l’Australie : «Montpellier, une chance extraordinaire»
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A 25 ans, Nic White, le demi de mêlée international (19 sélections) des Brumbies a decidé de quitter l’Australie pour relever un nouveau challenge à Montpellier. Il nous explique les raisons de sa décision.

Les Brumbies viennent de se qualifier pour les phases finales du Super Rugby pour la 3e fois de suite. Qu’est-ce que cela représente ?

C’est un gros truc. Le club est passé par des moments difficiles entre 2009 et 2010, une chose inacceptable pour un club avec une telle histoire. En 2011, avec un groupe de jeunes, le club a commencé à remonter la pente pour atteindre la finale en 2012. Depuis nous sommes toujours parmi les deux meilleures franchises australiennes et je suis fier de cette constance. Maintenant, à nous d’aller le plus loin possible.

Vous n’avez que 25 ans et pourtant vous avez décidé de partir jouer en France. Pourquoi une telle décision ?

C’est toujours quelque chose que j’avais envie de faire et le rugby est un sport international qui vous permet de pratiquer dans d’autres pays au plus haut niveau. De plus les joueurs de rugby ont en général une carrière relativement courte donc il faut en profiter au maximum et il n’y a pas beaucoup de sports qui vous offrent le luxe de découvrir un nouveau pays, une autre culture sportive. Moi je compte bien utiliser le rugby pour découvrir d’autres pays et je crois qu’il y a des endroits bien moins agréables que Montpellier pour cela. J’ai une chance extraordinaire que l’on m’ait offert cette opportunité en France.

Mais n’avez-vous pas encore l’ambition de porter le maillot des Wallabies ?

Bien sûr que si mais je n’ai que 25 ans et je pourrais revenir en Australie à 28 ans pour relancer ma carrière internationale. Je suis aussi réaliste. Il est évident que je ne figure pas parmi les favoris. Un nouvel entraîneur, une nouvelle approche font que je ne suis pas le favori de Michaël Cheika et, quand cette opportunité d’aller jouer en France s’est présentée, j’ai eu un dilemme à résoudre. Mais maintenant je suis très content de ma décision et du choix que j’ai fait. Les choses auraient sans doute été différentes si j’avais été titulaire en équipe d’Australie mais je ne le suis plus depuis plus d’un an.

La présence de Jake White à Montpellier a-t-elle influé sur votre décision ?

Oui et non. Les premiers contacts ont eu lieu avec Fabien Galthié. Puis tout est devenu très clame quand Fabien a commencé à avoir des problèmes avec le club. Quand Jake est arrivé, les négociations ont repris. Je dirais que sa présence aura permis d’accélérer la conclusion des discussions.

Avez-vous hâte de le retrouver comme entraîneur ?

Oui, c’est un excellent entraîneur qui sait très bien s’entourer et qui est capable de composer un groupe de joueurs très performant. Je suis sûr que sous sa direction le club retrouvera son standing et redeviendra très compétitif.

Avez-vous suivi la saison de Montpellier ?

Oui je l’ai suivi mais pas d’aussi près que je l’aurais aimé. Je suis au courant des résultats. Je crois qu’ils se sont un peu repris après l’arrivée de Jake White mais n’ont pu faire mieux que 8e.

Avez-vous été en contact avec Ben Mowen ?

Oui nous avons eu de fréquentes conversations. Il est actuellement à Canberra et nous allons nous rencontrer. Je suis sûr qu’il pourra me donner un bon aperçu du club et de sa culture et me raconter ce qui s’est passé au club pour en arriver là. Je dois dire que je suis surpris par tout ce qui s’est passé en coulisses et je veux avoir l’avis d’un des témoins directs.

Avez-vous regardé la finale du championnat du Top 14 ?

Oui bien sûr. Les performances du Stade français contre Toulon et Clermont m’ont étonné et en plus ils jouent un bon rugby.

Appréhendez-vous les différences dans le jeu du demi de mêlée dans le Top 14 ?

Cela sera mon challenge. Il me faudra m’adapter à un nouveau style, différent de ce que je connais et plus physique. Mais c’est aussi l’une des raisons qui me pousse à partir pour me tester avec les meilleurs. Luke Burgess m’a donné quelques conseils et expliqué les attentes et les différences de style. Quand Jake White est arrivé à Canberra, il m’avait dit que mon style de jeu et celui de Jesse Mogg étaient plus adaptés au rugby de l’hémisphère Nord.

Connaissez-vous déjà certains de vos futurs coéquipiers à part Ben Mowen ?

Je dois avouer que, quand j’ai vu l’effectif il y avait beaucoup de noms que je ne connaissais pas du tout. Mais j’ai hâte de les rencontrer, en particulier de faire connaissance avec Nicolas Mas. Je suis un grand fan des piliers et il m’a toujours fasciné comme joueur.

Quand allez-vous rejoindre Montpellier ?

La date est toujours en pointillé et dépendra du squad qui sera pris pour la Coupe du monde par Michaël Cheika. Si je suis pris pour la Coupe du monde, j’y participerai bien sûr et rejoindrai Montpellier à l’issue de la compétition. Si je ne suis pas sélectionné, je rejoindrai Montpellier dès que possible. Tout joueur non-sélectionné et sur la liste cachée bénéficiera d’une libération anticipée de la part de l’ARU. Une telle libération aide l’ARU financièrement et permet, en cas de blessure, de rejoindre l’Angleterre beaucoup plus rapidement.

Comment préparez-vous votre arrivée en France ?

Je prends des cours de Français depuis deux mois maintenant mais c’est dur (rires). Mais apprendre la langue fait partie de l’excitation quant au départ. Je veux absolument pouvoir communiquer en Français pour faciliter mon intégration et pouvoir jouir de notre nouveau cadre de vie et nous imbiber de la culture locale. Ben Mowen m’a dit que Montpellier était similaire à Canberra au niveau taille et que la communauté locale était très accueillante. Donc Melissa, ma partenaire, et moi n’avons qu’une hâte, rejoindre le Sud de la France au plus tôt.

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