Erik Lund: «Notre reprise a été repoussée d’une semaine»

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    Erik Lund: «Notre reprise a été repoussée d’une semaine»
Publié le , mis à jour

Le deuxième ligne du Biarritz olympique n’a aucune certitude sur son avenir. Il a repris l’entraînement à l’heure prévue, mais hors de tout cadre officiel.

Que s’est-il passé aujourd’hui pour vous ?

Nous devions reprendre l’entraînement aujourd’hui lundi. Mais nous avons reçu un courriel en fin de semaine dernière qui nous disait que la reprise officielle de l’entraînement était reportée d’une semaine. Cela me paraît normal puisque la décision sur la possible fusion n’a pas été prise. L’assemblée générale de l’Aviron doit en décider vendredi. Personnellement, je m’entraîne comme si nous avions vraiment recommencé la saison. De toute façon, je suis resté à Biarritz pendant mes congés à l’exception d’une semaine passée en famille en Espagne. Je vais au stade et je fais des courses et des exercices de musculation sur un rameur. Je suis un programme que nous a donné notre préparateur physique. Les installations étaient ouvertes, notamment pour les blessés qui sont en phase de rééducation.

Étiez-vous seul ?

Non, nous étions huit, je crois. Mais je n’ai peut-être pas vu tout le monde car rien ne nous obligeait à venir au même moment. J’ai l’impression que tout le monde est revenu à Biarritz le week-end dernier mais que certains ont prolongé leurs vacances d’une semaine tout en reprenant l’entraînement en solo à l’endroit où ils sont.

Avez-vous vu les entraîneurs ?

Oui, ils étaient là. Ils préparent la saison comme si le BO devait continuer en Pro D2. Eux non plus ne savent pas s’ils seront gardés en cas de fusion.

Quel discours vous a-t-on tenu ces dernières semaines ?

On ne nous a rien dit de nouveau depuis la fin de la saison passée. Le dernier à nous avoir parlé, c’est Pierre Bousquier le directeur général qui s’est adressé à nous pour nous dire de nous préparer comme si nous devions reprendre le championnat de Pro D2 avec Biarritz. Après, nous lisons des choses dans les journaux. Tous les jours ou presque, il y a quelque chose de nouveau dans la presse. Mais personnellement, je n’ai eu aucun contact officiel avec qui que ce soit.

On imagine que cette situation doit être difficile à supporter…

C’est fatigant. On essaie de se concentrer sur l’entraînement mais il y va quand même de notre avenir. En fait, on ne pense qu’à ça car dans la rue, dans les commerces, on nous pose la question. : « Alors, cette fusion, elle va se faire ? » Mais nous n’avons pas la réponse. Pour moi particulièrement, c’est dur car j’ai 35 ans et je n’ai sûrement pas des tonnes de contrats devant moi.

Si la fusion se fait et que vous n’êtes pas gardé, avez-vous pensé à ce que vous pourriez faire ?

En théorie, il me reste un an de contrat avec le BO, si je ne suis pas gardé, il faudrait savoir dans quelles conditions, nous serions libérés. Mon agent est prêt à me chercher un autre club. Mais il est déjà tard. Il est sûr que j’aimerais bien rester en France, mais que je préférerais trouver un contrat que me retrouver au chômage.

Aviez-vous déjà vécu ce genre de difficultés par le passé ?

Non, j’ai vécu des fins de saison stressantes quand j’étais semi-professionnel car je signais des contrats d’un an seulement. Je n’étais pas sûr qu’ils soient renouvelés. Ce n’était pas facile. Mais ce n’était pas comparable à ce que je vis actuellement.

Physiquement, sur le plan physique comment vous sentez-vous ?

Je me sens très bien. Je me sens même bien mieux qu’avant ma blessure de mai 2014 (rupture du tendon d’Achille, N.D.L.R.). En fait, cette coupure de dix mois m’a fait du bien. Les genoux, le dos, tout ce qui pouvait me faire mal de temps en temps va très bien. Je suis en pleine forme.

Jérôme Prévot
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