Régis Castetbon : « C’est une honte et une décision scandaleuse »

  • Régis Castetbon : « C’est une honte et une décision scandaleuse »
    Régis Castetbon : « C’est une honte et une décision scandaleuse »
Publié le , mis à jour

La commission des règlements fédéraux a invalidé la victoire de Peyrehorade face à Annecy lors de la demi-finale du championnat de France de Fédérale 3, dimanche 21 juin. L’entraîneur landais, Régis Castetbon, commente cette décision.

La Fédération a invalidé votre victoire face à Annecy. Vous devez rejouer cette demi-finale. Comment réagissez-vous à l’annonce de cette décision ?

Déjà, au sein du club, nous sommes K.-O. debout. C’est tout simplement une honte et cette décision est scandaleuse. Encore une fois, la bureaucratie fédérale s’est illustrée et statue en dépit du bon sens. On nous sanctionne pour avoir simulé deux mêlées dans les arrêts de jeu. Mon adjoint terrain, Monsieur Lamarque, qui est un ancien arbitre de première division, a tout simplement oublié de cocher le terme blessure sur la feuille de mouvement lorsque nous avons fait sortir notre pilier et talonneur, tous deux étaient complètement cuits. Le plus absurde dans l’affaire, c’est que le directeur de match et l’arbitre ont validé notre feuille de mouvement. C’est le président d’Annecy qui a porté réclamation pour vice de forme. Sincèrement, son attitude est vraiment petite. On parle de sécurité du joueur. De mon côté, je trouve anormal qu’on fasse jouer une demi-finale un 28 juin et une finale le 5 juillet. Mes joueurs ne sont pas des professionnels, ce sont pour la majorité des maçons et des agriculteurs. En ce moment, ils font énormément de sacrifices.

Comment perçoit-on cette décision chez les joueurs ?

Très, très mal, on leur a brisé un rêve. Pour la majorité de l’effectif, c’était une première finale et il l’avait vraiment bien mérité. Dimanche dernier à Gruissan, l’écart au score est faible (17-15). Mais sur l’ensemble de la rencontre, il n’y avait pas eu photo, nous avons marqué deux essais alors que notre adversaire n’a inscrit que des pénalités. Il faut se faire une raison. Au lieu de préparer une finale, nous allons rejouer une demi-finale.

Cette seconde manche, que vous inspire-t-elle ?

Tout le village est frustré, déçu par cette décision qui a été prise par des faibles. Sincèrement, je crains que ce match soit tendu, compliqué. Personnellement, je me fais un peu de souci.

Didier Navarre
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?