Hanizet: «Être une spectatrice privilégié du Pro D2»

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    Hanizet: «Être une spectatrice privilégié du Pro D2»
Publié le , mis à jour

Promu première femme arbitre au niveau professionnel, Christine Hanizet nous livre ses impressions sur sa promotion et nous dresse son parcours qui a amené une handballeuse au milieu des terrains de rugby.

Quel est votre sentiment sur votre nomination comme arbitre de Pro D2 ?

Je suis bien évidemment très heureuse de cette promotion. Cela récompense mes quinze ans d’arbitrage. Cela faisait quatre saisons que j’officiais en Fédérale 1 et deux que j’étais très bien noté. Le Pro D2 n’était pas un objectif, car je pensais que compte tenu du fait que je suis une femme, on n’aurait pas osé me nommer. Ils l’ont fait, et je suis ravie. Après, je ne vais pas changer mon arbitrage pour autant, je vais surtout chercher à bien m’intégrer à l’équipe que je rejoins. Je vais écouter et faire de mon mieux. L’arbitrage français vient d’être reconnu au niveau international, c’était mérité. Les trois arbitres qui feront le Mondial sont les meilleurs d’entre nous.

Visez-vous maintenant le Top 14 ?

Oh que non ! Et d’abord, laissez-moi découvrir le Pro D2. Je vais m’atteler cet été à bien me préparer pour cette nouvelle aventure. Je sais que je vais être attendue, mais je ne veux pas me mettre de pression. Je pense juste au plaisir que je vais prendre.

Comment êtes-vous venue à l’arbitrage ?

Je n’ai jamais touché un ballon de rugby de ma vie. Plus jeune, je pratiquais le handball, mais habitant Blagnac, j’étais une spectatrice assidue du Stade toulousain. Un jour au cours d’une rencontre, je n’étais pas d’accord avec une décision de l’arbitre. Je me suis posé la question de ce que j’aurais fait à sa place. J’ai alors poussé la porte du comité Midi-Pyrénées et posé la question si, en tant que fille, je pouvais arbitrer et étais accueillie à bras ouverts. J’ai débuté par un match de cadets, j’ai gravi les échelons jusqu’au Pro D2.

Quelle arbitre êtes-vous ?

On dit que j’ai une autorité naturelle, peut-être que cela vient de ma carrière professionnelle dans la police, disons que je me vois comme une spectatrice privilégiée. J’aime bien ce terme, et comme on a coutume de dire, le meilleur arbitre est celui que l’on ne remarque pas alors…

Pierre-Laurent Gou
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