Julien Jané: «S’attendre à tout»

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    Julien Jané: «S’attendre à tout»
Publié le , mis à jour

L’ailier est sorti de l’équipe de France à VII pour revenir au XV. Il a signé pour l’Aviron bayonnais avant de s’envoler pour l’Argentine, où il est actuellement avec les Barbarians. À plus de 10 000 kilomètres, il suit au quotidien les derniers rebondissements du projet de fusion.

Comment suivez-vous les derniers rebondissements au Pays basque ?

Plutôt par la presse ou via les réseaux sociaux. Je regarde régulièrement pour connaître l’évolution. Je suis aussi en contact avec pas mal joueurs, au Pays basque et qui me tiennent au courant.

Quand vous vous êtes engagé, la fusion était-elle déjà en ligne de mire ?

Oui, depuis le début il y avait l’idée d’intégrer l’entité née de la fusion de Bayonne et Biarritz. De toute façon, je souhaitais prendre la direction du Pays basque, ce n’était pas une condition exclusive et cela ne remet donc rien en cause. Mais je signais avec l’idée d’intégrer le club né de la fusion.

Quel est votre sentiment face aux dernières évolutions négatives ?

C’est surtout de l’attente. On ne sait pas grand-chose. Ce n’est pas une situation très facile à vivre. Sachant que je ne suis pas dans la pire des configurations. J’avais rencontré Patricio Noriega assez tôt dans l’année. C’est quelqu’un avec qui je m’entendais bien au Racing. Je lui fais confiance et je me suis engagé avec lui, puisqu’il devait prendre en charge le club de la fusion. Nous verrons bien ce qu’il advient. Ce qui est dur, c’est que la reprise est prévue dans une semaine et que nous sommes dans le flou.

La démission de Serge Blanco, mauvaise surprise...

Oui forcément. Je l’ai apprise ce matin (mercredi) en me levant à l’hôtel. Mais je reste prudent. Il faut encore s’attendre à tout. Tout va tellement vite, depuis le début dans cette histoire… J’attends de connaître la suite. Mais quoiqu’il arrive, il y aura une nouvelle aventure qui commencera bientôt pour moi. Je reste motivé même s’il est difficile de se projeter.

Initialement, étiez-vous un pro-fusion ?

Il faut ramener mon avis à ma condition. Personnellement oui, je trouvais que c’était une bonne idée. Que cela ne pouvait qu’être bénéfique pour le rugby basque d’avoir une grosse franchise. Mais je ne suis pas Basque, je ne connais certainement pas assez le contexte pour avoir un avis très tranché. Pour les supporters, cela apparaît plus compliqué. Je n’ai qu’un regard extérieur, je ne juge pas.

Vous attendiez-vous à de telles difficultés ?

Franchement, non ! Quand j’ai signé, le projet ne faisait pas encore de vagues. Là, il y en a de plus en plus. Nous verrons bien où cela mène.

Pourquoi souhaitiez-vous revenir au XV après l’expérience à VII ?

J’avais besoin d’un nouveau challenge personnel. Assez tôt dans l’année, j’ai cherché à revenir à XV. Cela s’est fait assez vite avec Bayonne. Je ne regrette rien du VII, c’était une belle aventure humaine et sportive. Cela m’a apporté un plus, techniquement et physiquement. Mais j’avais besoin de changer d’air.

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