Congrès FFR: entre bilan et incertitudes

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    Congrès FFR: entre bilan et incertitudes
Publié le , mis à jour

Le 136e congrès fédéral vient de s’achever à Belfort-Montbéliard. Une inconnue de taille demeure, la composition des poules des divisions fédérales. Celles-ci ne seront connues que dans le courant du mois de juillet. Enfin, l’arbitrage et la lutte contre le dopage resteront les points positifs de cette saison.

C’est donc dans la belle cité comtoise de Belfort et sous le regard du majestueux Lion d’Auguste Bartholdi que s’est tenu le 136e congrès annuel de la Fédération Française de Rugby. Et comme l’a bien souligné Claude Jeannot, le président du comité de Franche-Comté dans son allocution finale, les congressistes n’ont pas eu besoin d’écharpe ni de bonnet pour apprécier la douceur de la ville franc-comtoise : 27 degrés à l’ombre, pas un nuage en vue. Un peu à l’image du climat qui a régné pendant ce congrès qui, à la différence de l’édition précédente, fut apaisé.

Bien sûr, tout n’est pas rose dans le ciel du rugby français, et les dirigeants français, Pierre Camou et Jean Dunyach en tête, n’ont pas fait l’autruche au moment d’évoquer les performances du XV de France : « Le Tournoi n’a pas été une réussite », reconnaissait président dans son allocution finale. La FFR a même été récemment éclaboussée par une polémique créée par la publication d’un document par Callisto, groupement qui suspectait la Fédération de ne pas avoir respecté les procédures de publicité et de mise en concurrence pour la construction du Grand Stade. Depuis, la FFR a porté plainte pour diffamation. Et samedi matin, Pierre Camou y a fermement répondu dans son discours précédant l’assemblée générale. Peu après, il répondit aux critiques portant sur les compétitions féminines à XV, dont l’hétérogénéité conduit parfois à des matchs à sens unique : « Ce n’est pas le mal de notre championnat féminin, c’est la loi du sport. Nous voulons développer le rugby féminin, pas le tuer ». La veille, il y eut aussi ce petit coup de tonnerre dans le ciel du Congrès : George Duzan, patron des compétitions, se voyait dans l’incapacité de fournir les fameuses poules tant attendues par les clubs de France. Mais tous ces tracas n’ont pas suffi à troubler l’atmosphère détendue du congrès, où l’on apprit que bon nombre de voyants fédéraux étaient au vert : pêle-mêle, des comptes excédentaires pour le budget prévisionnel de 2015-2016 (à hauteur de 1 703 000 d’euros), une progression dans son nombre de dirigeants (+2, 5%), ainsi que du nombre des clubs (25, portant le total à 1885 clubs), une forte progression des féminines et des nouvelles pratiques qui attirent de nouveaux publics, un arbitrage à la base solide et à l’élite reconnue (lire par ailleurs), un bilan anti-dopage quasiment vierge (2 cas positifs sur 1120 contrôles, lire par ailleurs) et une absence de blessé grave pour cette année. Il ne manquerait plus qu’un trophée William Webb-Ellis pour que le prochain Congrès, qui se tiendra à Pau, prenne des airs de fête. Mais d’ici là, vous reprendrez bien un peu de Comté ? S.V.

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