Gaël Fickou : « Je suis presque à 100% »

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    Gaël Fickou : « Je suis presque à 100% »
Publié le , mis à jour

Gaël Fickou, nouvelle coqueluche du XV de France, a été appelé par le staff des Bleus pour préparer la coupe de Monde en Angleterre. Mais contrairement aux autres joueurs, il était blessé au genou gauche et a dû travailler plus que ses coéquipiers pour arriver en forme au rassemblement du 6 juillet. Il fait le point sur sa blessure et sa préparation.

Où en êtes-vous de votre blessure au genou gauche ?

Ça va beaucoup mieux. J’ai de très bonnes sensations et lundi prochain je pourrai commencer l’aventure « coupe du Monde » sur de bonnes bases. Je devais être prêt pour le 15 juillet alors j’ai pas mal d’avance, c’est encourageant. Je m’étais fixé l’objectif d’être prêt pour le rassemblement, ce sera vraisemblablement le cas. Je trottine depuis un moment et je peux presque déjà recourir à ma vitesse maximale. Après pour tout ce qui est contact et placage on verra un peu plus tard, mais je suis sur la bonne pente. Je suis presque à 100%.

Comment on se prépare pour ce type de course contre la montre ? Quels conseils vont ont donné vos coéquipiers internationaux du Stade toulousain ?

J’ai énormément travaillé avec le staff de Toulouse entre ma blessure et aujourd’hui. J’ai fait beaucoup de rééducation, de physique, de musculation et surtout de renforcement au niveau de mon genou. Après, il faut être fort dans la tête. En ce qui concerne mes coéquipiers à Toulouse, ils m’ont surtout félicité. Il faut admettre que c’est une fierté d’être appelé pour disputer une coupe du Monde. Mais plus simplement ils m’ont conseillé de bien récupérer, pour mieux travailler dès le début du rassemblement des Bleus.

Avez-vous craint que votre blessure vous prive de Mondial ?

Ce qui est sûr et certain, c’est que je n’ai jamais fait une croix sur la coupe du Monde. J’ai eu quelques doutes, j’ai eu peur de louper le virage, mais j’ai toujours espéré et j’y ai toujours cru. Je savais que je faisais partie de la liste élargie mais qu’il fallait que je travaille, plus que les autres je pense, pour être appelé par le sélectionneur. Puis lors des entretiens individuels j’ai compris que j’avais beaucoup de chances de figurer dans les 36, alors ça m’a donné un peu de baume au cœur et ça a surtout été un énorme soulagement.

Ne craignez-vous pas d’avoir un peu de retard sur vos coéquipiers, mais également concurrents au centre de l’attaque du XV de France ?

Non je reviens juste à temps, mais je n’aurai aucun retard dans ma préparation. J’ai beaucoup travaillé en amont et j’ai même pu récupérer un peu (rires). Je vais tout donner dans ma préparation physique mais je pense être sur la même ligne de départ que les autres centres. Après aucun des mecs appelés dans la liste des 36 n’a la certitude de disputer le Mondial. Personne n’est sûr à 100% de participer à cette aventure. Après, le plus important pour moi c’est d’apporter au groupe, de penser à l’équipe.

Un mot pour Jules Plisson qui, comme vous, était blessé quand le staff du XV de France a donné sa liste ?

Surtout je lui souhaite bon courage, il faut qu’il s’accroche. Évidemment ce n’est pas simple d’aborder une telle compétition sans être à 100%, ça peut même être frustrant. Mais c’est un bosseur, il sera vite de retour, je n’ai aucun doute sur ça ! Propos recueillis par P.I-R.

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