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Compétitions

Et la lumière fut

L’équipe fanion a réalisé une excellente saison en étant sacrée championne des Pyrénées de Première Série. Une performance qui annonce des lendemains qui chantent.

Toulouse, capitale du rugby ! L’affirmation est bien flatteuse. Seulement, l’existence quotidienne d’un club toulousain intra-muros n’est pas vraiment un long fleuve tranquille. Pour mener à bien l’existence et le développement d’un club dans la Ville rose, il faut une aire de jeu acceptable, des vestiaires, des dirigeants, des joueurs totalement désintéressés et surtout de la passion. Malgré tout, il y a des clubs qui arrivent à lutter contre vents et marée. Au pied du pont des Catalans, le Toulouse Électrogaz Club, structure d’origine corporative cultive, entretient et défend dans son enceinte du Bazacle les vertus de ce rugby amateur et cela depuis 1958.

Cette année, les Toulousains ont écrit une des plus belles pages de leur histoire en décrochant le titre très prisé de champion des Pyrénées de Première Série. Performance que le club n’avait plus connue depuis la saison 1984-1985. Cette année-là, les Técistes avaient soulevé le bouclier Honneur aux dépens de Saint-Sulpice-sur-Lèze. Le 26 avril dernier, les anciens de 1985 ont pris un coup de jeune. Ce jour-là, leurs protégés se sont imposés en finale aux dépens de Montech (10-8). « Un moment extraordinaire d’autant qu’en lever de rideau, notre équipe réserve était également qualifiée pour la finale. Malheureusement, elle s’est inclinée face à Verdun-sur-Garonne (9-0), Pour la première fois de l’histoire, le club est passé tout proche d’un doublé historique. Cette année, la saison est plus que magnifique. Outre ce bouclier que nous attendions tant, nous avons été promus en Promotion-Honneur. En championnat de France, pour la première de son histoire, l’équipe fanion a atteint les huitièmes de finale. Nous sommes tombés avec les honneurs (Défaite 12-26) devant Saint-Martin-de-Seignanx qui a été ensuite champion de France », résume le président Philippe Bapt.

Une saison aboutie, au cours de laquelle la lumière tant espérée a fini par jaillir. Et pourtant, il y a moins de cinq ans, le club vivotait avec quelques dizaines de licenciés à l’école de rugby. Le groupe senior peinait pour arracher une qualification pour les phases éliminatoires. Et surtout, les dirigeants se comptaient sur les doigts d’une main.

Ne pas s’endormir sur ses lauriers

« Ce titre, ajoute Philippe Bapt, est l’aboutissement de cinq ans de travail. Nous avons un atout, celui d’être situé dans le centre ville. Au sein de l’école de rugby, nous avons eu la chance d’avoir créé un emploi mutualisé. Cette initiative s’est avérée très payante puisque nous avons doublé nos effectifs au sein de l’école de rugby. Par la même occasion, les parents de ces jeunes se sont investis totalement dans la vie du club. Pour le club, c’est une vraie valeur ajoutée. Au sein de la structure, il y a de la vie, du sérieux et de l’ambition. D’ailleurs, ce n’est pas par hasard qu’en septembre dernier, Thierry Braillard, le secrétaire d’état chargé des Sports, est venu nous rendre visite. »

Pour la saison à venir, le club n’entend pas s’endormir sur ses lauriers. Déjà, les deux entraîneurs Jean-Pierre Villenave et Kader Ben Taïba se sont mis à l’ouvrage. Leurs protégés auront du pain sur la planche face à des formations comme Lavelanet, Mazères, Lézat, Saint-Jory, Saint-Orens, Tarascon, Andorre et Cazères.

L’interview : « Nous engageons une équipe juniors »

Philippe Bapt, le président du Tec, le club est très attaché à la formation. Il pourra se flatter la saison prochaine de posséder une équipe dans chaque catégorie.

Votre club est historiquement porté versla formation. Perpétuez-vous cette tradition ?

Lorsque j’ai pris la présidence, il y a maintenant cinq ans, mon objectif premier était de restructurer l’école de rugby qui a été longtemps un fleuron du club. En 2012, nous avons eu la chance d’obtenir la labellisation FFR, la récompense de nombreuses années de travail. Au sein de la formation et du pôle jeune, il y a deux responsables, Christophe Lansade et Sébastien Aries, qui ont donné corps à cette structure. D’année en année, notre nombre de licenciés a augmenté. Depuis trois ans, nous organisons le tournoi du Bazacle qui, à chaque édition, est un succès sans précédent. Il y a deux ans, nous avons mis en place une équipe cadets dont tous les licenciés sont issus des catégories benjamins et minimes. Cette année, cerise sur le gâteau : nous engageons une équipe juniors. à ce jour, le club dispose de trente licences. Pour un club de Promotion Honneur, nous pouvons nous flatter d’engager une équipe dans chaque catégorie. Il manque seulement une structure féminine. Un jour ou l’autre, cela pourrait être d’actualité. Personnellement, j’ai travaillé sur ce dossier.

Vous avez travaillé pendant près de cinq ans pour obtenir la montée en Promotion Honneur. Cette année, quel sera votre objectifà ce niveau de compétition…

C’est un niveau particulièrement exigeant puisque Launaguet, qui a été sacré champion des Pyrénées de Première Série en 2014, est malheureusement descendu cette année. Les formations reléguées du précédent championnat Honneur me semblent redoutables. Ce qu’il faut éviter, c’est de faire l’ascenseur. Il serait bien dommage de se retrouver en Première Série au terme de la saison, ce qui est mon point de vue. Sur le volet sportif, nous placerons nos objectifs lors de l’assemblée générale.

Didier Navarre
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