La der des der pour l’enfant du pays

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    La der des der pour l’enfant du pays
Publié le , mis à jour

A deux jours de la finale de Fédéral 3 qui opposera Chartres à Annecy au stade de Vichy, le club haut-savoyard se prépare à vivre ce grand rendez-vous. Pour Pierre Charvat, licencié depuis 22 ans à Annecy, ce sera sa première finale. Portrait d’un jeune homme qui vit rugby depuis tout petit.

Tout a commencé il y a 22 ans pour Pierre Charvat. Alors âgé de 6 ans et demi, il découvre le rugby grâce à son papa. « Mon père a joué pendant plusieurs années et surtout il regardait beaucoup de match à la télé, explique le joueur annécien. C’est comme ça que j’ai découvert le rugby. Je n’ai jamais été attiré par le foot comme les autres enfants de mon âge. » Pourtant, dans sa jeunesse Pierre Charvat a aussi pratiqué la danse pendant de nombreuses années. « Jusqu’à mes 15 ans, je faisais du rock en compétition. Les semaines étaient assez intenses avec les entraînements de danse et de rugby, se souvient-il. Pour les compétitions, c’était à peu près une semaine sur deux pour chaque activité ». Malgré tout, c’est son attachement au rugby qui l’a poussé à conserver ce sport aux dépens de la danse. Et d’ailleurs, au-delà de s’investir dans ce sport, Pierre Charvat a toujours défendu les couleurs du même club : l’US Annecy. « On était une bande de copains. Certains sont partis, d’autres ont préféré rester. Depuis toujours il y a une très bonne ambiance ici. Que ce soit entre joueurs ou même avec les coachs, j’avais aucune raison de quitter ce club c’est pour cela que j’y suis depuis 22 ans. »

Dernier match avec Annecy

Charpentier depuis presque 10 ans, le centre de l’US Annecy parle aussi rugby au travail. « J’ai la chance d’avoir un patron qui adore le rugby, raconte Pierre Charvat. Il vient même voir les matchs de temps en temps. C’est sympa, cela crée une bonne ambiance et puis il est très compréhensif, surtout le lundi quand je suis fatigué de mon match ou quand j’ai un peu trop fait la fête. » Pourtant, dans quelque temps, tout ceci va changer dans sa vie. En effet, le joueur va se marier la semaine prochaine. Et suite à cela, lui et son épouse vont déménager en Suisse, d’où est originaire sa future femme. « Ma femme est Suisse et ne s’en sort pas au niveau de ses déplacements pour le travail. Nous déménageons donc j’ai quitté mon travail ce vendredi et la finale sera mon dernier match avec Annecy ». 22 années d’une vie de rugbyman dans son club de toujours qui vont se clôturer ce dimanche. Le mieux pour lui serait de finir sur une bonne note en remportant la finale face à Chartres, lui qui n’en a encore jamais joué. Cette semaine a donc été la dernière au sein de son club de toujours, et malgré l’enjeu l’équipe n’a pas tellement modifié son planning habituel. « Nous avons conservé nos trois entraînements hebdomadaires. Samedi nous prenons la route pour éviter d’avoir la fatigue du trajet pour le jour du match. D’ici là, on se motive, on essaie de s’imaginer comment ça serait si on gagnait. Il ne nous reste plus qu’un match, il faut qu’on le gagne. » J.E.

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