Le calendrier ? Un vrai « rugby cube »

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    Le calendrier ? Un vrai « rugby cube »
Publié le , mis à jour

Contrairement à son habitude, la LNR ne dévoilera pas ce week-end le calendrier du Top 14, à l’issue de son assemblée générale. Elle attendra probablement le milieu de semaine prochaine. Pourquoi ? Etablir le calendrier est en effet devenu un véritable casse-tête.

Le Rubik’s Cube, vous vous souvenez ? Ce petit engin de torture à rendre dingue les plus patients d’entre nous, qui consiste à reconstituer les différentes faces de couleur. Et bien son équivalent existe dans notre cher rugby. Il s’agit du calendrier du Top 14. Depuis plus de quinze jours, le directeur général de la Ligue nationale de rugby Emmanuel Eschalier et ses équipes planchent dessus. Seulement voilà, en raison de nombreux paramètres à prendre en considération, la LNR ne pourra pas, comme elle en a l’habitude, officialiser ce calendrier ce samedi à l’issue de son Assemblée Générale qui se tient à Saint-Rémy-de-Provence. « D’abord, la saison s’est terminée plus tard que l’an passé, explique Emmanuel Eschalier. Ensuite, le calendrier de la Ligue 1 a, lui aussi, été connu plus tard que d’habitude. Et comme nous sommes contraints de connaître les dates auxquelles les stades de football sont libres pour que nous puissions répondre aux demandes des clubs qui souhaitent organiser leurs délocalisations, nous ne pouvons pas encore dévoiler le calendrier. » Et des délocalisations, il y en a quelques-unes de réclamées. Treize au total émanant de cinq clubs différents. « La fenêtre de tir pour les délocalisations est aussi plus contrainte, plus mince, souligne Emmanuel Eschalier. Pour la simple et bonne raison que de nombreux stades de football sont réquisitionnés par l’UEFA en fin de saison un mois avant le début de l’Euro 2016, ce qui réduit considérablement notre marge de manœuvre pour satisfaire les clubs. » Mais, ce n’est pas tout. Tenez-vous bien. Pas moins de douze clubs ont aussi émis le souhait de ne pas débuter la saison à domicile. Autant vous dire que, même avec la meilleure volonté du monde, Anne-Sophie Sarrazin, responsable des compétitions à la LNR, ne pourra pas satisfaire tout le monde. Évidemment, chacun a sa raison. Les clubs parisiens, c’est pour éviter le désert populaire du mois d’août ; Clermont et Pau, c’est en raison de travaux d’agrandissements.

Aller-retour : toujours pas de principe de symétrie

Et puis, par-delà les souhaits des clubs, il y a aussi ceux du diffuseur. Un contrat a été dernièrement signé avec une très nette revalorisation des droits TV payés par Canal +. Autant dire que la chaîne cryptée a probablement elle aussi fait connaître son désir de ne pas voir par exemple les grosses affiches se dérouler durant la Coupe du monde et l’absence des internationaux, soit les sept premières journées. Encore un paramètre à prendre en considération. Sans oublier la volonté des clubs de Pro D2 comme Albi ou Colomiers, respectivement soucieux de ne pas jouer à domicile le même week-end que Castres ou le Stade toulousain pour des raisons évidentes de concurrences.

En revanche, il est acquis, comme l’an passé, que la LNR n’appliquera pas le principe de symétrie entre les phases aller et retour. Toutefois, un écart minimum de sept journées sera impérativement respecté entre les rencontres aller et retour entre deux mêmes équipes. « Cela nous permet de mieux intégrer tous les paramètres auxquels nous devons répondre, explique encore Emmanuel Eschalier. D’ailleurs, il y a quinze jours, la Ligue de football a décidé d’appliquer la même méthode à partir de la saison prochaine. » Que le football copie le rugby, on ne peut que s’en réjouir. Pour autant, le casse-tête est toujours aussi difficile à résoudre. Et les clubs attendront mercredi ou jeudi au plus tard pour connaître le sort qui leur sera réservé.

Arnaud Beurdeley
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