Extrêmes limites

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Publié le , mis à jour

Réunis depuis dimanche soir au CNR de Marcoussis, les trente-six joueurs de l’équipe de France ont débuté aujourd’hui la préparation de la Coupe du monde.

« C’est la rentrée des classes ». Tout sourire, le teint halé, Philippe Saint-André, flanqué de son préparateur physique en chef Julien Deloire, a lancé le Mondial ce midi dans l’auditorium du CNR de Marcoussis. « Nous sommes partis sur un premier bloc de 20 jours de travail, a-t-il expliqué. L’objectif est clair : courir plus longtemps, être plus rapide et ne pas connaître les problèmes que nous avons connu pendant trois ans et demi en fin de première mi-temps lors de chaque match. Il y aura donc 70% de préparation physique et 30% de rugby. » Ajoutez à cela des activités de « team building » que PSA tient à conserver secrètes pour « pour surprendre les joueurs. » « Le focus de ce premier bloc de travail sera clairement d’augmenter notre capacité de déplacement, ajoute Julien Deloire. Pour cela, nous allons rentrer immédiatement dans le vif du sujet pour que la charge de travail soit maximale à partir du 16 juillet, date du début de notre stage en altitude. »

Interrogé sur un objectif chiffré, PSA a rétorqué qu’il souhaitait voir « l’écart de temps de jeu réduit entre les deux dernières finales. » En l’occurence, entre la finale du Super XV et du Top 14, le sélectionneur a estimé le différentiel en terme de temps de jeu « entre quinze et seize minutes ». Les Bleus n’ont donc pas de temps à perdre pour se mettre au niveau des Sudistes.

Jusqu’à cinq heures d’entraînement par jour

Suivront ensuite deux blocs de préparation. Le premier se déroulera durant la période entourant les deux matchs amicaux contre l’Angleterre (15 et 22 août). « Durant cette période, nous intégrerons toutes les problématiques liées à la force et la puissance que l’on retrouve en match, souligne Deloire. Quant au troisième bloc, autour du match contre l’Ecosse, ce sera une période tampon qui permettra de réajuster en fonction de retards ou non que certains auront pu prendre. »

D’ici là, les joueurs savent à quoi s’attendre. Ils ont débuté ce lundi matin, leurs travaux d’Hercule. Et le quotidien des Bleus ne s’annonce pas de tout repos. Les journées seront rythmées par « deux ou trois sessions de 45 minutes à une heure et demi » dixit Julien Deloire. Soit 4h30 à 5h d’entraînement. « On essaye au maximum de fractionner les entraînements, pour y mettre un maximum d’intensité et retrouver un maximum de qualité. Alors que ce soit sur des séances d’entraînements techniques qui exigeront la précision, mais aussi de l’intensité énergétique sur les séances dites de courses. Des séances musculaires évidemment. Une journée ne sera pas forcément un enfer pour les joueurs, c’est l’enchaînement qui sera particulièrement difficile. Or pour nous, la récupération sera la garantie de pouvoir enchaîner la masse de travail.» Sans ce paramètre, Julien Deloire le jure : « on va flirter avec les blessures. » Comme pour mieux repousser les limites des Bleus.

Arnaud Beurdeley
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