La première des Blacks à Apia

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    La première des Blacks à Apia
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Dans la nuit de mardi à mercredi (4 heures du matin en France) se disputera à Apia, la première rencontre de l’histoire en terres samoanes, entre les Samoa et la Nouvelle-Zélande. Un événement pour cette archipel polynésien de moins de 200 000 habitants.

« La vie va s’arrêter dans tout le pays et pour les Samoans du monde entier. Personne ne voudra louper ce match » expliquait l’ancien international néo-zélandais et samoan, Michael Jones. Aussi loin que puisse remontrer l’histoire du rugby, la Fédération néo-zélandaise (NZRFU) n’avait jamais souhaité se rendre dans l’archipel samoan. La raison ? Si rien n’a jamais été fuité au grand jour, on peut facilement imaginer qu’il s’agit d’une histoire de gros sous. Le président de la Fédération néo-zélandaise (Ian MacRae aujourd’hui N.D.L.R) préférant aller disputer une tournée en Europe, pour jouer à Twickenham ou au Millenium de Cardiff devant près de 80000 spectateurs, qu’à l’Apia Park National Stadium dont la capacité culmine à 15 000 places. Pourtant, les Samoans rêvaient de recevoir leurs voisins. La premier preuve de l’importance accordée à cette rencontre est l’appel en sélection de Census Johnston. Ou plutôt, devrait-on dire le « rappel » du pilier droit du Stade toulousain. Ce dernier ayant annoncé sa retraite internationale en avril dernier, avant de ne pas hésiter à en sortir, lorsque le sélectionneur Stephen Betham l’a rappelé pour cette rencontre.

Blacks, blanc, bleu

Les îles du Pacifique (plus particulièrement les îles Tonga, Fidji et Samoa) sont réputées pour leur jeu physique et spectaculaire, mais qui se veut assez peu efficace lors des rencontres à enjeu. C’est pour cela que de nombreux joueurs nés ou originaires de ces archipels préfèrent défendre les couleurs des All-Blacks, solution possible après trois ans de vie en Nouvelle-Zélande. Des joueurs comme Michael Jones, Stephen Bachop, et Frank Bunce avaient par exemple défendu les couleurs samoanes avant de jouer les All-Blacks. D’autres ayant au contraire, immédiatement choisi les couleurs néo-zélandaises sont nés et auraient pu défendre le maillot de l’archipel. Les plus célèbres étant Jérôme Kaino, Rodney So’oialo, Mils Muliaina ou encore Jerry Collins. Par ailleurs, des joueurs d’origine samoane comme Ma’a Nonu, Sonny Bill Williams, Kévin Mealamu ou Tana Umaga auraient pu choisir le maillot bleu et rouge plutôt que celui des Blacks. Finalement la collaboration entre Samoans et Néo-Zélandais est indispensable pour les Blacks et c’est un juste retour de la part de la Fédération néo-zélandaise. P.I-R.

Le XV de départ néo-zélandais : Dagg ; Moala, S.B. Williams, Crotty, Piutau ; Carter, Ellis ; McCaw (cap), Read, Kaino ; Whitelock, Romano ; Franks, Mealamu, Woodcock.

Remplaçants: Elliot, Crockett, Laulala, Retallick, Todd, Weber, Slade, Ngatai

Le XV de départ Samoan : Nanai-Williams ; Alofa, Perez, Leota, A. Tuilagi ; T. Pisi, Fotuali’i ; Lam, Treviranus (cap), Faosiliva ; Thompson, Paulo ; Johnston, Avei, Taulafo.

Remplaçants : Leiataua, Afatia, Perenise, Tekori, Faasavalu, Cowley, Afamasaga, K. Pisi

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