Bourgoin, Montauban, Périgueux. Lille n’est pas seul…

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    Bourgoin, Montauban, Périgueux. Lille n’est pas seul…
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Lille, comme beaucoup de clubs auparavant, voit son rêve se briser sur la barrière administrative.

Pour l’instant empêché par la DNACG d’accéder au Pro D2, le Lille Métropole Rugby, qui avait gagné sa montée sur le terrain après leur demi-finale de Fédérale 1 victorieuse face à Nevers, a été retoqué par l’instance de gestion des comptes du rugby français pour des dettes datant de la période 2011-2014 et dont le total représente 800 000 €, c’est-à-dire le double de ce que le propre audit de la nouvelle direction du club avait révélé à l’été 2014. Mais le cas des Nordistes n’est pas une première puisque de nombreux clubs ont subi les foudres de la DNACG. Ainsi, le CSBJ avait connu la mésaventure d’une rétrogradation administrative en 2012. Le club berjallien, pourtant neuvième de Pro D2, avait été rétrogradé, décision confirmée en appel par la Fédération française de rugby, en raison de la situation financière et notamment d’un passif qui serait de 1,2 million d’euros. Remonté en Pro D2 récemment, Bourgoin s’est maintenu lors du dernier exercice.

Descendre pour mieux monter

Situation similaire pour Montauban, alors en Top 14 depuis plusieurs saisons, et qui va passer de l’élite du rugby français à la Fédérale 1, en 2010. Le trou dans le budget de 1,6 million d’euros aurait même pu envoyer les Tarn-et-Garonnais en Fédérale 3 mais la liquidation judiciaire du club a fait atterrir les Vert et Noir en Fédérale 1. Plus récemment, un autre club jouant en vert, le Rugby Club nîmois est descendu du plus haut niveau du rugby amateur français à la Fédérale 3. C’était en 2012 et ce fut la deuxième rétrogradation financière en l’espace de cinq ans pour Nîmes qui avait réussi à remonter en Fédérale 1 en 2011.

Cette saison 2014-2015 marque également le cas de deux rétrogradations financières en Fédérale : Périgueux, qui peut encore fait appel, est rétrogradé de Fédérale 1 à Fédérale 3 alors que le club de Montluçon descend en Fédérale 2 après avoir évolué au niveau supérieur. Enfin, Annecy, le récent finaliste du championnat de France de Fédérale 3, avait également dû descendre d’un échelon supplémentaire, après avoir été relégué de Fédérale 1 l’an dernier. Doublement rétrogradé, le club n’avait pas fait appel et était reparti en Fédérale 3, le cinquième niveau du rugby français avec beaucoup de succès. Lille, qui sera peut-être privé de montée malgré l’opération de financement participatif prévue pour assurer la montée en Pro D2, pourra donc espérer rejoindre l’antichambre du Top 14 dans le futur. C. B.

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