Ouedraogo : « On a signé pour souffrir »

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    Ouedraogo : « On a signé pour souffrir »
Publié le , mis à jour

Le troisième ligne du MHR nous détaille les premiers jours du stage de préparation des Bleus au CNR de Marcoussis et nous en livre ses impressions.

Comment se déroule ce début de préparation ?

On savait que cela allait être dur. En arrivant ici, nous avons signé pour souffrir. Il faut le prendre bien et se donner à fond pour progresser. À chaque séance, il faut essayer de repousser ses limites de faire évoluer ses statistiques. C’est dur mais tout le monde souffre.

Votre passage avec le VII de France pour les tournois de Moscou et de Lyon vous a-t-il été bénéfique ?

Clairement, cela m’a donné du rythme. Au niveau du cardio, j’ai déjà poussé la machine. Du coup, je n’ai pas trop coupé durant mes vacances et j’en tire les bénéfices. Sur les deux premiers jours de stage, j’ai eu d’excellentes sensations. Je parviens à me dépasser, je découvre de nouveaux exercices notamment avec les séances de crossfit (mélange de travail cardio-vasculaire associé à de la musculation).

Le fait d’avoir vécu la préparation en 2011 est-il un avantage ?

On oublie vite ce genre de période et notamment les exercices et souffrances physiques. On retient plus facilement les plaisanteries et rigolades. J’ai oublié la dureté de 2011. Et puis, on entend dire que cette préparation sera encore plus dure et je dois dire que les deux premiers jours ont donné le ton. On a pu apercevoir une partie du planning et on ne va pas arrêter de la journée, les « exos » vont s’enchaîner : musculation, course, travail de gainage, technique individuelle. L’emploi du temps paraît chargé. On sait qu’il va falloir serrer les dents.

Pourtant, en vous écoutant, on a l’impression que vous appréciez ce genre de travail…

Bon là, j’en ai pour mon argent. Oui, j’apprécie ce genre de période avec une grosse préparation physique. La musculation à haute dose ne me dérange pas, loin de là. Je ne vais pas dire que je rigole pendant la séance mais j’y éprouve un réel plaisir. J’aimerais d’ailleurs pouvoir connaître ce genre de préparation en club. Bon, c’est impossible mais c’est dommage. Chaque année, si l’on pouvait vivre ce genre d’été, on progresserait énormément.

Arrivez-vous à vous projeter sur le Mondial ?

Non, seulement sur l’annonce des trente et un pour le Mondial. Je ne suis pas sûr de participer à ma deuxième Coupe du monde. Du coup, comme tout le monde, je suis ultra-motivé pour aller au bout. Cette concurrence, pour l’instant, ne pollue pas notre travail. Nous sommes tous focaliser vers le même objectif. De plus, on travaille par groupe. Et quand on se retrouve collectivement, c’est groupe contre groupe. On sait qu’à la fin, il y en aura cinq qui ne seront pas du voyage. Mais c’est les règles du très haut niveau.

Avez-vous le sentiment de revenir de loin ?

Absolument. Le fait d’ici suffit pour l’instant à mon bonheur. Les entraîneurs du XV de France étaient passés à Montpellier pour me prévenir que je n’étais pas écarté du groupe France, après un Tournoi où ils n’avaient pas fait appel à moi. Être ici n’est donc pas une surprise mais bien sûr que j’en veux plus.

Pierre-Laurent Gou
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