Samoa-Nouvelle Zélande : une relation très particulière

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    Samoa-Nouvelle Zélande : une relation très particulière
Publié le , mis à jour

Les deux pays ne partagent pas que la culture maorie mais aussi de nombreux internationaux, nés aux Samoa et devenus célèbres sous le maillot à la fougère argentée.

Devenu indépendant en 1962 après près de cinquante ans de contrôle par la Nouvelle-Zélande, les îles Samoa et sa grande sœur néo-zélandaise bien que distancés d’un peu plus de 3 000 kilomètres sont deux archipels très proches culturellement et partagent la même passion du rugby. A tel point qu’ils doivent même partager quelques joueurs surtout au profit des All Blacks. En effet, dans toute l’histoire de la Nouvelle-Zélande (double championne du monde alors que les Samoa n’ont jamais dépassé les quarts-de-finale), de nombreux joueurs nés aux Samoa ou originaires de ce petit archipel ont porté le maillot noir. En 2003, pour la Coupe du Monde, ils étaient même neuf (quatre natifs et cinq avec des ascendants samoans) ; parmi eux Tana Umaga, Keven Mealamu et Mils Muliana véritables légendes all blacks. La raison de ce fort contingent samoan chez les All Blacks : un exode économique. Aux Samoa, petit pays d’environ 200 000 habitants, le travail manque plus qu’en Nouvelle-Zélande où un huitième de la population est originaire des Fidji, des Tonga et des Samoa. Il y aurait ainsi environ 125 000 samoans en Nouvelle-Zélande particulièrement à Auckland et dans sa région.

Une atmosphère incroyable

Adulés à l’étranger, les All Blacks le sont d’autant plus aux Samoa et chaque jeune samoan rêve de devenir le prochain Tana Umaga ou Keven Mealamu. L’équipe de Steve Hansen fut donc accueillie les bras ouverts pour ce test-match. Une foule en liesse attendait l’avion des All Blacks à l’aéroport d’Apia, la capitale et les suivit pendant des jours jusqu’au match. Des milliers de personnes parsemaient même la route entre l’aéroport et l’hôtel. Pour leur première aux Samoa, les Néo-Zélandais devaient se sentir chez eux. L’accueil dans le stade rénové pour l’occasion et pour 40 millions de dollars fut également royal puique les 8 000 places de l’Apia Park étaient toutes prises et que l’après-midi du match est devenu officiellement férié pour l’occasion. Même le Premier ministre néo-zélandais a fait le déplacement ; John Key en a d’ailleurs profité pour signer des accords commerciaux avec les Samoa pour qui la Nouvelle-Zélande est le second partenaire commercial. C.B.

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