Thierry Lacrampe : « Mon arrivée à Pau est un projet à long terme »

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    Thierry Lacrampe : « Mon arrivée à Pau est un projet à long terme »
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Demi de mêlée de Clermont depuis deux ans, Thierry Lacrampe a choisi à l’intersaison de rejoindre Pau. Un choix sportif, la Section étant promue en Top 14 mais aussi le choix du cœur. L’ancien Tarbais retrouvant sa région d’origine.

Thierry, après Castres et Clermont, vous rejoignez la Section Paloise, promue en Top 14. Comment abordez-vous ce nouveau challenge ?

C’est un retour aux sources, je suis très content de revenir ici. Pau est monté en Top 14, c’est un challenge excitant pour moi car je n’ai jamais joué aussi près de ma famille, en étant à ce niveau. C’est très bien, je suis très content et j’espère qu’on va faire une très belle saison.

Vous n’avez pas trop joué l’an dernier à Clermont. Arrivez-vous avec un petit esprit de revanche ?

Il est vrai que ma première année à Clermont s’était bien passée, la seconde a été très compliquée. Le but en venant à Pau est d’avoir du temps de jeu et de prendre du plaisir. C’est quand on joue, qu’on est heureux dans la vie donc j’espère retrouver ce plaisir-là.

N’auriez-vous pas pu rester à Clermont, notamment avec l’absence de Morgan Parra pendant la Coupe du monde ?

L’an dernier, ça a été compliqué et je l’ai su dès le début de la saison. Du coup, je me suis senti un peu mis à l’écart et je pense que c’était plutôt Vern Cotter qui m’avait fait venir, plutôt que Franck (Azéma N.D.L.R). J’ai fait quelques matchs, mais pas assez par rapport à ce que j’espérais au vu de ma saison précédente. Cette année a certes été compliquée à vivre, mais ça forge un mental aussi car on apprend.

Justement, que vous ont apporté ces années passées en Auvergne ?

C’est le très haut niveau. Il y a eu la méthode Vern Cotter qui a été mise en place, on sait qu’elle est très dure. Mais je pense qu’ici, elle est la même car ce sont deux Néo-Zélandais et qu’ils ont tous la même culture. C’est vrai que ça a été très dur mais jouer des grands joueurs tous les week-ends, jouer des phases finales et des titres, c’est vrai qu’il s’agit d’une très bonne expérience. La seconde année m’aura permis de me forger un mental, d’essayer de garder le sourire, de s’entraîner à fond et d’avoir un peu de temps de jeu, de temps en temps.

En tant que compétiteur, la montée de la Section Paloise en Top 14 doit être un défi excitant ?

C’est un challenge qui va être énorme, car quand on voit le niveau du Top 14, on sait que ça va être compliqué. On a aussi cette chance d’avoir un peu de Coupe du monde, au début de la saison. Il va peut-être falloir en profiter à ce moment-là. On sait que ce sera dur, mais je pense que Pau aurait refusé la montée, s’ils n’avaient pas ambitionné de faire quelque chose en Top 14.

Votre arrivée à Pau est-elle un rebond à court ou à long terme ?

J’ai ma famille qui habite ici, donc c’est vraiment un projet à long terme. Après, si ça se passe bien pourquoi pas y rester longtemps et peut-être finir ma carrière ici. Maintenant, je suis quelqu’un de casanier et je suis quand même content de rentrer ici. J’aimerais que ça se passe vraiment bien à Pau, pour pouvoir y rester. Que ce soit en Top 14 ou en Pro D2, on verra l’avenir, on verra comment ça se passera.

Le groupe palois n’a que très peu évolué à l’intersaison. Pensez-vous que cela puisse être un avantage en Top 14 ?

On a vu que toutes les équipes qui sont montées et qui ont eu un groupe stable, s’en sont sorties. Maintenant, ici il y a un peu de changement quand même. Le gros du noyau est quand même resté et c’est vrai que pour repartir sur une nouvelle saison, en Top 14, c’est important. On voit que quand Bordeaux ou Oyonnax étaient montés, ils s’en étaient sortis en gardant leur noyau dur de Pro D2, donc je ne vois pas pourquoi ici ça ne marcherait pas.

Colin Slade est l’une des têtes d’affiche du recrutement palois. Vous jouez à la mêlée, que représente son arrivée à vos yeux ?

On verra bien, mais c’est vrai que c’est un grand joueur, c’est un All Black. C’est pareil pour Conrad Smith, quand on le regarde à la télé, c’est une idole depuis tout petit. Certes, ça fait bizarre mais c’est tant mieux pour le Top 14 et pour la Section. Cela va amener beaucoup de monde au stade, c’est bien que des joueurs de ce niveau rejoignent le championnat.

Sur un plan personnel, quels seront vos objectifs personnels ?

Mes objectifs seront bien sûr de jouer un maximum et de prendre du plaisir, comme je le disais. Maintenant, il y a également beaucoup de numéros neuf ici, donc il faudra se donner à fond et que le meilleur joue.

On vous dit roublard, que pensez-vous de cette définition ? Quel discours Simon Mannix a eu par rapport à ses qualités ?

C’est sûr que je ne suis pas un neuf puissant, mais j’essaye d’être un peu plus malin pour essayer de changer un peu le style de jeu. Quand il te manque quelques kilos, tu es obligé d’être un peu plus malin que les autres. Simon sait comment je suis, comment je joue mais on verra comment ça se passe. Il y a également des fois où il faut ralentir le jeu et ça arrive assez souvent, mais c’est à nous (les demis de mêlée N.D.L.R.) de nous adapter en fonction du jeu de l’équipe. Propos recueillis par C.V

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