Qui pour briser l’hégémonie néo-zélandaise ?

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    Qui pour briser l’hégémonie néo-zélandaise ?
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Ce vendredi vont s’ouvrir les Four-Nations 2015, avec un alléchant duel entre les All Blacks et l’Argentine. Une compétition réduite de moitié cette année, en raison de sa proximité avec la Coupe du monde disputée en Angleterre à l’automne (18 septembre-31 octobre). L’objectif sera donc pour les quatre nations en lice, de faire le plein de confiance.

Se jauger face à ses voisins est un besoin pour tout sportif. Au niveau international, deux rendez-vous majeurs permettent cette compétition. Dans l’hémisphère nord, le Tournoi des 6 Nations est généralement le juge de paix de la saison internationale. L’actualité n’est cependant pas au nord de l’Équateur mais bien au sud, où débutera samedi les Four-Nations (ou Rugby Championship). L’occasion pour les quatre nations sudistes de confirmer ou d’infirmer, les résultats de l’année dernière. À l’aube de ce rendez-vous, la Nouvelle-Zélande apparaît clairement favorite. Les hommes de Steve Hansen étant quasi invincibles avec 38 succès, lors de leurs 42 dernières sorties. Soit un ratio de 90,47 % de victoires, depuis 2012. Une série seulement stoppée par l’Angleterre (38-21, en 2012) et les Springboks (27-25, en 2014). L’Australie a également été toute proche de réussir l’exploit par deux fois, mais n’a finalement pu faire mieux que deux matchs nuls (18-18 en 2012 et 12-12 en 2014). Des Wallabies qui doivent justement se servir de ce Four Nations, pour relever la tête après une saison chaotique. Les coéquipiers de Stephen Moore n’ayant remporté que trois rencontres en dix sorties et ayant vu Ewen McKenzie démissionner de son poste de sélectionneur. Le technicien quittant son poste après une défaite face aux Blacks (28-29) et étant remplacé par Michael Cheika. Au rayon des bonnes nouvelles, les Australiens pourront compter sur le retour des cadres Matt Giteau (92 sélections) et Drew Mitchell (65 sélections), après la réforme des critères d’éligibilité voulue par l’ARU.

L’Argentine, véritable facteur X

Du côté des Springboks sud-africains, l’heure est au contre-la-montre. Le sélectionneur Heyneke Meyer étant dans l’attente des possibles retours des cadres Jean de Villiers (genou) et Fourie du Preez (genou), champions du Monde 2007. Il suit aussi l’évolution de Duane Vermeulen, opéré la semaine dernière du cou. Ces retours ne feraient cependant que renforcer la sélection emmenée par Bryan Habana. L’Afrique du Sud pouvant s’appuyer sur un vivier des plus importants, à l’image des jeunes Eben Etzebeth ou Handré Pollard. Vainqueurs de six de leurs dix derniers matchs, ils tenteront de mettre fin à l’hégémonie néo-zélandaise. Les Blacks ayant remporté les trois premières éditions du Rugby Championship. Enfin, l’Argentine arrive comme l’inconnue pouvant chambouler toutes les équations. Les hommes de Daniel Hourcade ont certes perdu cinq fois lors du dernier Four Nations, mais ils ont réalisé une belle tournée de novembre. Deux succès, en Italie (18-20) et en France (13-18) venant récompenser leur jeu pragmatique. Ce rendez-vous marque également un tournant pour l’équipe d’Argentine, alors que la plupart des Pumas rentrent au pays. Les internationaux rejoignant la franchise qui va disputer le prochain Super Rugby, condition sine qua non pour pouvoir être sélectionnable. C. V.

Le calendrier :

1re journée (17 et 18 juillet) : Nouvelle-Zélande – Argentine ; Australie - Afrique du Sud

2e journée (25 juillet) : Afrique du Sud – Nouvelle-Zélande ; Argentine - Australie

3e journée (8 août) : Australie - Nouvelle-Zélande ; Afrique du Sud - Argentine

Journée additionnelle (15 août – pas de points attribués) : Nouvelle-Zélande - Australie ; Argentine - Afrique du Sud

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