Daniel Carter : « Confiance à mon instinct »

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    Daniel Carter : « Confiance à mon instinct »
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L’ouvreur des All Blacks a choisi de ne pas se prendre la tête pour sa dernière apparition dans son jardin de Christchurch.

Vous jouerez aujourd’hui votre dernier match dans votre ville de Christchurch. Comment appréhendez ce moment si particulier ?

Je me retrouve dans le même cas de figure qu’avec les Crusaders, au mois de mai. Cela n’a absolument rien changé à mes habitudes. Je me suis préparé exactement de la même façon que je l’aurais fait pour n’importe quel autre test-match. Je donnerai tout pour réaliser la meilleure performance possible. Je ne serai submergé d’émotions qu’une fois la rencontre terminée. Cela fait drôle de penser que je jouerai mon dernier match avec le maillot des All Blacks à Christchurch. Je vais donc apprécier comme il se doit, le fait de jouer une dernière fois devant ma famille et mes amis rassemblés pour m’encourager.

Votre sélectionneur Steve Hansen trouve que vous évoluez actuellement à un bon niveau. Il aimerait toutefois que vous apportiez plus le danger balle en main.

En principe quand je suis bon, c’est parce que j’ai représenté un danger offensif pour les défenseurs adverses. C’est un sujet sur lequel je me focalise. De nombreux autres ouvreurs aimeraient être ma place. Je m’estime vraiment gâté de pouvoir disposer d’autant de choix de jeu offensif, dans ma ligne de trois-quarts. Avec des joueurs comme TJ (Perenara) Sonny Bill (Williams) et Ma’a (Nonu), il ne m’est pas absolument nécessaire de tout le temps porter le ballon. Je fais peser une menace chaque fois que je contrains mes préposés gardes du corps à s’employer pour m’arrêter. Je ne suis pas là simplement pour les fixer et faire des passes à mes partenaires. Je dois m’assurer que les défenseurs ne puissent pas avoir de temps d’avance sur nos porteurs de balle. Je fais confiance à mon instinct. Si je décèle un intervalle, je m’y engouffre sans me poser de questions. Cette facette a toujours fait partie de ce jeu d’attaque que je chéris. Donc quand je suis en pleine possession de mes moyens, je fonce.

Ce vendredi, Waisake Naholo effectuera également ses grands débuts sous le maillot black. Qu’avez-vous pensé de sa saison chez les Highlanders et de ses premiers pas cette semaine chez les All Blacks ?

Waisake est assez nerveux avant ce premier match. Il devrait amener son enthousiasme et son énergie à l’équipe, face aux Argentins. Il a un gaz incroyable et une formidable capacité à finir les coups. Il a inscrit des essais spectaculaires cette saison avec les Highlanders.

En quoi êtes-vous aujourd’hui différent du joueur que vous étiez en 2005-2006, lorsque vous avez célébré vos premiers pas sur la scène internationale ?

Quand tu débarques pour la première fois dans le grand bain international, tu joues avec pas mal de libertés. Quand je suis longtemps resté blessé, j’ai commencé à sur analyser les choses. J’ai abordé cette année de manière différente, en fixant le plaisir comme la première de mes priorités.

Que pensez-vous de cette équipe des Pumas ?

Je trouve que depuis plusieurs saisons maintenant, ils sont sur une pente ascendante. Ils commencent à davantage faire circuler le ballon avec leurs trois-quarts. Je pense que Ted (surnom donné à l’ex-sélectionneur des Blacks, Graham Henry qui a occupé le poste de consultant auprès des Pumas N.D.L.R.) n’est pas étranger à cette mue et à cette nouvelle philosophie argentine. Nous devrons rester sur nos gardes car ils peuvent désormais se montrer très dangereux avec leurs arrières. Ils sont aussi très bons pour mettre la pression au pied sur leurs adversaires. Cela ne devrait donc pas être de la tarte ! Propos recueillis à Christchurch par G.P

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