L’Ami Stadium : du provisoire qui dure

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    L’Ami Stadium : du provisoire qui dure
Publié le , mis à jour

Le tremblement de terre du 22 février 2011 avait partiellement détruit le mythique Lancaster Park, tout juste rénové en vue du Mondial 2011 et condamné les Crusaders à l’exil. Suite à ce drame, un stade de rugby provisoire avait été reconstruit pour accueillir les Crusaders et même les Blacks. Une nouvelle enceinte prévue comme provisoire et qui s’avère finalement devenir définitive.

Depuis le 22 février 2011, tout s’est arrêté. Le séisme qui a frappé ce jour-là, la ville de Christchurch n’a pas fait que des victimes humaines. Non, l’Ami Stadium ex-légendaire Lancaster Park, a posé les deux genoux à terre et ne s’est pas relevé. L’enceinte venait d’être agrandie pour accueillir plusieurs matchs du Mondial 2011. Sa capacité était passée à plus de 50 000 places, faisant du fief des Crusaders, le plus grand stade de rugby de Nouvelle-Zélande. Finalement, aucun match de la Coupe du monde ne s’y déroulera. Le quart de finale et la demi-finale prévus à Christchurch, seront rapatriés à l’Eden Park d’Auckland. Pis depuis, il tombe en ruine. La raison ? Le tremblement de terre a endommagé de manière irrémédiable la structure des bâtiments.

Depuis, les Crusaders évoluent dans une nouvelle enceinte, montée à la hâte (en moins de 100 jours) pour le Super rugby 2012 et également dénommée pour des raisons commerciales Ami Stadium, en banlieue de la ville. Les tribunes temporaires peuvent ainsi accueillir jusqu’à 18 000 personnes. Le stade a été amélioré au fil des années, car le provisoire devient du définitif. Les vestiaires, ainsi qu’une partie du réceptif pour les VIP, ont été construits en dur.

L’enceinte a même reçu l’agrément FIFA, et a accueilli une partie de la dernière Coupe du monde des moins de 20 ans de football.

Il existe un projet de reconstruction de l’ancien stade ou d’agrandissement du nouveau, afin de redonner son lustre rugbystique d’antan à Christchurch. Or à raison, il n’a pas été jugé prioritaire et n’a pas pris place dans le nouveau centre-ville. Quatre ans après, l’émotion est toujours très présente dans la cité, en raison du nombre de victimes (185), mais aussi l’impression d’une ville littéralement couchée par terre.

Pierre-Laurent Gou
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