Japon : une histoire internationale récente

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    Japon : une histoire internationale récente
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Anonyme sur le plan international, le Japon a sonné son réveil depuis 2011 grâce à un nouveau sélectionneur. Objectifs vus à la hausse et palmarès grandissant, le Japon veut sa place dans le rugby mondial. Retour en 5 dates sur cette équipe méconnue.

14 octobre 1991 : Une victoire solitaire

1991, année de Coupe du monde. Cette année là, la Grande-Bretagne et la France se prêtent au jeu d’organisateur, chaque pays reçoit entre 5 et 8 matchs. Pour cette deuxième édition, le Japon fait partie des équipes invitées, comme lors de la première édition en 1987. Pour l’instant, vierge de toutes victoires l’équipe nipponne se voit attribuer la poule B. Face à eux, l’Écosse, l’Irlande et le Zimbabwe. Cette Coupe du monde sera synonyme de la première, et dernière, victoire du Japon en Coupe du monde. Ce fût au Ravenhill Stadium, à Belfast (Irlande). Leur adversaire ne sont pas des plus impressionnants, le Zimbabwe, représentant de l’Afrique puisque le régime politique de l’Afrique du Sud lui empêche de jouer n’importe quel match international. Le Japon sortira vainqueur de cet affrontement, 52 à 8. Ce dernier match de poule leur aura permis de finir troisième, juste devant leur malheureux adversaire et derrière l’Irlande.

13 juillet 2011 : Roi du Pacifique

Le Japon joue dans une compétition internationale, la Pacific Nation Cup. Cette dernière voit se rencontrer le Fidji, le Samoa, le Tonga, les États-Unis, le Canada et le Japon. De 2006 à 2009, l’équipe de réserve Australienne et de Nouvelle-Zélande ainsi que les Maoris de Nouvelle-Zélande participaient à la compétition. Il faut attendre l’édition 2011 pour que le Japon s’illustre, avec une défaite pour 2 victoires. Le squad à la fleur de cerisier arrive premier de la compétition et voit deux de ses joueurs félicités, meilleurs marqueurs avec deux essais. Lors de l’édition 2014, le Japon est premier ex æquo avec le Samoa, leur plus grand adversaire dans cette compétition.

26 décembre 2011 : Un joli cadeau pour Noël

C’était ce qui manquait au Japon. Quelqu’un qui donnerai cette combativité, qui rendrait moins lisse cette équipe. Même si on peut s’amuser de cette culture japonaise qui se veut discrète, polie, oserons-nous dire effacée, il faut convenir que sur un terrain ce n’est pas des plus efficaces. Mais l’homme providence est arrivé, Eddie Jones. Ancien entraîneur des Wallabies, il mènera les Australiens en finale de la Coupe du monde 2003. C’est plein d’envie et de rêve de victoire que ce nouvel entraîneur est arrivé sur les terres de sa mère. Un gros travail a été fait grâce à un staff repensé. La mêlée a été au centre de toutes les attentions sous la direction de Marc Dal Maso (français, 33 sélections). Et le nouvel entraîneur ne cache pas son ambition. Pour 2015 il ne dirait pas non à sortir de sa poule et jouer un quart. Mais pour cela il faudra finir devant l’Afrique du Sud et l’Écosse.

21 juin 2014 : La confirmation

L’arrivée du nouveau coach, Eddie Jones, s’est fait sentir sur la squad nippone. Après trois ans les Japonnais remportent leur première victoire face à une nation majeure du rugby, à savoir l’Italie. Dans le cadre de ses test-matchs d’été dans le pacifique l’Italie a rencontré le Japon. Un match soldé par une victoire nipponne sur le score de 26-23 à Tokyo. Deux essais des deux côtés dont un de pénalité sur mêlée pour le Japon. Si nous avions besoin d’une preuve que le Japon veut se faire une place de choix dans le rugby international, la voilà !

2019 : Coupe du monde à domicile

Alors que le Japon avait déposé sa candidature en tant que pays hôte de la Coupe du monde dès 2008, le pays devra attendre 2019 pour voir son souhait comblé. Un choix fait pour médiatiser le ballon ovale en Asie. Mais aussi une occasion pour le Japon de briller. Car, si 2015 est déjà riche en objectifs, 2019 s’annonce être l’année de naissance du rugby japonnais à échelle internationale. C’est un travail de continuité qui est fait depuis 2011, preuve en est, la plupart des membres du staff ont prolongé leurs contrats au-delà du mondial. Et tout semble indiqué que le pays du soleil levant se prépare pour cette échéance. La saison prochaine ils joueront le Super Rugby. Une compétition qui devrait aider les japonnais à hausser le niveau de jeu. Espérons, que le jeu national leur sera bénéfique au niveau international.

 

M. A.

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