Quand travail rime avec cohésion

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    Quand travail rime avec cohésion
Publié le , mis à jour

Les stages d’été sont très prisés par les clubs de l’élite. La plupart d’entre eux s’offrent quelques jours en bord de mer ou encore en altitude pour se remettre en forme et aider à la cohésion du groupe. Un exemple avec l’Union Bordeaux-Bègles, en stage à Saint-Lary du 20 au 24 juillet.

« Les stages sont autant pour le physique que pour la cohésion » confie Ludovic Lousteau, le préparateur physique de l’Union Bordeaux-Bègles. Il est vrai que les stages permettent d’appréhender le travail de façon différente. Un changement de décor, être avec son staff sans coupure, voilà de quoi être studieux. Mais pas que, car si les stages d’été permettent de se remettre en forme à quelques semaines de la reprise du championnat, ils sont aussi l’occasion pour le groupe, joueurs et staff, d’apprendre à mieux se connaître. La cohésion d’un groupe est primordiale dans un sport comme le rugby qui est loin de se jouer seul. « Le stage permet aux joueurs de mieux se connaître puisqu’ils sont ensemble 24 heures sur 24 et que les activités se font en groupes réduits. Pour le staff c’est très agréable aussi. Ça nous permet de prendre plus le temps avec chaque joueur individuellement, on peut parler avec eux. On se croise dans les couloirs de l’hôtel, c’est bien plus informel. » De plus, durant un stage le travail n’est pas imaginé comme lors du championnat. Les activités peuvent être purement physiques et imaginées pour chacun. « Durant les stages on peut avoir jusqu’à quatre séances dans la journée. Mais ça nous permet de suivre les joueurs individuellement, selon leurs besoins. Certains doivent gagner en force, d’autres perdre du poids… On fait plus du cas par cas. Ça nous permet aussi de voir leurs habitudes sur la nutrition ou la récupération. Une fois chez eux, ils font un peu comme bon leur semble. Au moins là, on a un regard sur eux et on peut les conseiller tant qu’on les a sous la main. »

Allier le sportif au ludique

Le point fort d’un stage est aussi qu’il se passe dans un lieu inédit, le plus souvent en bord de mer ou en montagne et que son contenu est voué à changer tous les ans. Cette année, le staff bordelais a fait le choix de l’altitude en prenant avec son groupe, la direction de Saint-Lary. Une fois le lieu choisi, les activités peuvent commencer à être imaginées. « Il n’y a pas vraiment d’activités obligatoires, le seul pré requis c’est que nous proposions des choses physico-ludiques. Car même si c’est du travail avant tout, il faut quand même faire une coupure avec le quotidien. Cette année, nous allons profiter d’être à la montagne pour faire une séance de canyoning. Même si ce n’est pas des plus physiques ça permet de proposer quelque chose de différent. On n’oublie pas pour autant que la reprise est dans un mois. Les gars auront le droit à une bonne séance de run and bike sous forme de concours. » Il semblerait qu’aujourd’hui le stage soit une nécessité pour les clubs, voire devenu « culturel dans le sport », d’après Ludovic Lousteau. M.A

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