« Il ne faudra pas louper le départ »

  • « Il ne faudra pas louper le départ »
    « Il ne faudra pas louper le départ »
Publié le , mis à jour

Après un stage d’une semaine à Saint-Lary-Soulan dans les Pyrénées, le SU Agenais continue sa préparation. Le troisième ligne Marc Giraud, à l’aube de sa cinquième saison avec le club lot-et-garonnais, nous livre son sentiment avant d’aborder cette saison 2015-2016, qui marquera le retour des Agenais dans l’élite.

Comment s’est déroulé, le stage à Saint-Lary la semaine dernière ?

Cela s’est très bien déroulé dans le sens où nous avons eu des conditions parfaites que ce soit au niveau du terrain, de l’hôtellerie ou encore de l’ambiance générale. C’est réellement un lieu de stage qui est très agréable. La proximité de la montagne nous a notamment permis de faire deux sorties extra-rugby. Tout cela avec en plus du beau temps, et un très bon terrain.

Sur le plan humain, avez-vous vécu de beaux moments de partage avec les nouvelles recrues et le groupe qui a réussi à monter en Pro D2 ?

Nous avons effectivement perdu quelques pièces maîtresses de notre groupe comme le pilier Semissi Telefoni, le centre Junior Pelesasa, ou encore Benjamin Petre. C’était des hommes très importants dans le groupe. Nous ne pouvons pas les remplacer mais il est vrai qu’il nous faut aujourd’hui continuer à construire le noyau de notre groupe. C’est ce qui nous a permis de monter l’an dernier et qui nous permettra je l’espère d’exister en Top 14 cette saison. Un peu à l’instar d’Oyonnax qui a montré l’image d’un groupe très très fort sur la saison qui vient de s’achever et sur la saison précédente.

Donc la force collective, la solidarité, l’esprit de groupe sont parmi les atouts les plus importants pour se maintenir ?

Je parlais d’Oyonnax, mais je pense aussi à Brive qui a réussi à se maintenir lors de la dernière journée, contre le futur champion. La notion de groupe est bien évidemment très importante pour essayer de se maintenir. On ne peut bien sûr pas compter uniquement sur cela, mais c’est vrai que cela amène une valeur ajoutée au contenu purement rugbystique.

À titre personnel, quel rôle voulez vous jouer au sein de ce groupe ? Vous êtes l’un des plus expérimentés et vous avez connu le Top 14…

Avec le noyau du groupe, dont je fais partie, mon rôle est de rendre l’acclimatation la plus facile possible pour les recrues. On ne doit pas se tromper sur les sentiments, ils doivent être directs entre nous au sein du groupe. Même si je ne dois pas me cacher, ce n’est pas uniquement mon rôle, mais celui du noyau du groupe. Nous devons faire notre maximum pour que les nouveaux et les jeunes se sentent bien et puissent, au moment venu, nous apporter le plus de choses quand ils auront à jouer avec nous.

Observez-vous une différence entre la préparation que vous effectuez cette saison et celle de l’an dernier pour le Pro D2 ?

Oui, elle est forcément différente de par le fait que nous soyons en année de Coupe du monde… Pour commencer, nous jouerons quatre matches puis nous aurons un mois sans match. Personne ne préparera donc cette saison comme la saison dernière ! Quant à nous, plus particulièrement, nous connaissons les hommes qui nous entraînent. Nous connaissons par exemple le mode de fonctionnement de nos préparateurs physiques. Nous ne sommes donc pas trop surpris. On se prépare pour cette phase de quatre premiers matches et on se préparera à nouveau ensuite pour les dix-sept matches d’affilée que nous aurons à faire.

Avez-vous déjà fixé des objectifs justement pour cette première phase de quatre matches (Grenoble, Stade Toulousain, Racing 92, Brive) ?

Nous n’avons pas encore fixé réellement d’objectifs sur ces quatre matches. Le premier objectif sera d’être vraiment prêts physiquement et de l’être un minimum au niveau du rugby. Car nous savons bien que c’est peut-être la bonne période pour recevoir le Stade Toulousain par exemple, et pour recevoir d’autres équipes fournies d’internationaux. Il ne faut pas se le cacher. Nous sommes en train de tout faire pour être prêts le jour J, il ne faudra pas louper notre départ. Lors de notre descente il y a deux ans, on avait un peu raté notre début de saison et nous l’avions traîné comme un boulet. Il faut donc se servir de cette expérience pour bien démarrer le championnat.

Vous avez évoqué la stabilité du staff agenais ? Est-ce rassurant pour vous de connaître ces hommes lorsque vous êtes dans la difficulté face au travail ?

En effet, je crois que dans le rugby professionnel aujourd’hui, c’est un luxe de pouvoir travailler aussi longtemps avec un staff. Mathieu Blin est au club depuis 2012, Stéphane Prosper enchaînera sa troisième saison avec nous. Quant à Jean-Jacques Crenca même s’il n’a pas toujours été notre entraîneur, je le côtoie depuis longtemps. On connaît les hommes. Nous avons un rapport direct avec eux et cela a beaucoup de valeur selon moi. Dans le travail on sait ce qu’ils attendent de nous, donc on n’entre pas dans l’inconnu, c’est sûr ! On peut dire que c’est vraiment un avantage de travailler avec des gens qu’on connaît, bien sûr.

Pensez-vous que l’écart s’est réduit entre les deux championnats ?

C’est compliqué ! Certes le championnat de Pro D2 a grossi depuis ces dernières années, c’est de plus en plus solide. Mais en regardant les matches de Top 14 la saison dernière, on voit que ce championnat a aussi beaucoup évolué. Nous nous attendons à ce que ce soit très compliqué mais on sera là et on va essayer d’être dignes du maillot que l’on porte de l’équipe que l’on représente et surtout du groupe que l’on a envie d’être.

Vous faudra-t-il impérativement faire du Parc des sports d’Armandie une forteresse imprenable ?

De toute façon, nous savons très bien en Top 14 que d’être invaincus à la maison permet quasiment d’être sauvés. Même s’il n’y a pas que ça, ce n’est pas un objectif avoué mais tout le monde le sait pertinemment. Il est sûr que la moindre défaite à domicile rendra notre saison plus difficile et plus tendue. Propos recueillis par M.L.

midi olympique
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?