Colomiers passe à l’attaque

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    Colomiers passe à l’attaque
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Huitième l’an passé, l’USC veut continuer son escalade du classement. Une demi-finale est espérée dans les deux ans. Le recrutement a été fait en conséquence.

Place forte du rugby français au début du professionnalisme, Colomiers compose désormais avec une légère schizophrénie. Son ambition se veut à la fois affirmée mais limitée : aller plus haut mais pas trop. « Le Top 14, il est raisonnable de ne plus y penser, tranche le président Alain Carré. Notre vraie place, c’est le Pro D2. C’est une compétition qui au fil des années gagne en qualité, volume et en intérêt médiatique. Nous devons nous y asseoir durablement. De plus, avec un budget dépassant les 5 millions d’euros, nous ne pouvons pas jouer les premiers rôles. D’abord, il faut au plus vite arracher le maintien. » Dixième pour son retour en Pro D2 en 2012-2013 puis neuvième et enfin huitième lors de l’exercice précédent - sans pouvoir se mêler jusqu’au bout à la bagarre pour la qualification, le club de la Colombe entend conforter sa place en deuxième division tout en poursuivant son ascension : « Nous ne perdons pas de vue que sur les deux prochaines saisons, nous espérons disputer une demi-finale, ce qui serait une belle récompense pour tous. » Au fur et à mesure de sa progression, l’ambition se fortifie lentement mais sûrement. Tout comme l’effectif.

SOS finisseurs

Colomiers s’avance avec un XV de départ digne d’un demi-finaliste : l’arrière international gallois Christopher Czekaj, débarrassé de ses soucis physiques, se veut revanchard ; à l’aile, l’ancien Briviste Venione Voretamaya et l’international moins de 20 ans australien Kimami Sitauti devraient apporter dans le secteur de la finition ; David Skrela, auteur d’une première saison remarquable, n’est pas atteint par le poids des années et va être associé à Damien Neveu ; Afati Amosa, révélation au poste de troisième ligne centre, voudra confirmer avant de partir à Toulon ; et en deuxième ligne, l’international samoan Jonathan Fa’Amatuainau, passé par Llanelli et Bath, constitue un renfort de poids et une possible bonne pioche. Collectivement, un des principaux chantiers pour franchir le cap et s’installer véritablement en haut de tableau portera sur le secteur offensif : avec quarante-huit essais et un seul bonus offensif inscrits, Colomiers possédait seulement la quinzième attaque du championnat et en a souffert sur la durée. Le recrutement opéré, au niveau de la ligne de trois-quarts principalement, est censé apporter des solutions à cette équation.

Bernard Goutta, finalement resté en poste après une période trouble, peut regarder vers le haut du classement avec sérénité : « Depuis deux saisons, nous gagnons une place au classement. Nous sommes dans une logique de faire mieux que les précédentes saisons. » Autrement dit terminer au moins septième. Comment, dès lors, ne pas considérer Colomiers comme un prétendant aux cinq places qualificatives ?

Vincent Bissonnet
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