Huget : « On ne se lève pas un jour sans douleur »

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    Huget : « On ne se lève pas un jour sans douleur »
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L’ailier de l’équipe de France et du Stade toulousain, qui avait effectué la préparation de la dernière Coupe du monde, sans pouvoir y participer – après ses trois « no show » -, évolue la difficulté du travail physique actuellement effectué par les Bleus, mais aussi ses benéfices.

Vous vivez actuellement votre première longue et grosse préparation depuis quatre ans, après celle de la Coupe du monde 2011. Aviez-vous senti les bénéfices de la précédente ?

Oui, c’est très important de repartir à zéro sur une grosse préparation pour se refaire une caisse. Cela permet de souffrir mais surtout de prendre le temps de bien se préparer. Après, ces charges de travail peuvent nous servir sur un, voire deux ans. Derrière 2011, je pense avoir ressenti les effets sur deux saisons. Hors Coupe du monde, on souffre de la même manière sur les intersaisons mais disons qu’il y a moins de développement et qu’on arrive à récupérer un peu plus, à assimiler les charges de travail.

Et mentalement, est-ce difficile d’encaisser autant de charges de travail à Tignes, d’y retourner chaque matin ?

Il n’y a pas un jour où on se couche sans une courbature ou un jour où on se lève sans une douleur à l’ischio, au mollet ou au dos. C’est vraiment repousser ses limites, et le plus du reste de renchaîner sur de grosses charges de travail alors qu’on n’a pas récupéré de la veille. Mais le côté paradoxal, c’est qu’après dix ou quinze minutes d’échauffement, les douleurs disparaissent.

Est-ce l’objectif ultime de la Coupe du monde qui vous fait tenir dans ces moments ?

Bien sûr. Mais c’est le cas depuis trois ans. À chaque fois, je ne mets que quinze jours à me préparer pour enchaîner une saison. Là, ça fait trois semaines et je vais avoir quasiment deux mois pour me préparer. Ce n’est pas anodin.

Vous avez retouché le ballon dimanche dernier lors de l’entraînement public, même si c’était au cours d’une séance de cardio. Est-ce que cela fait du bien ?

Cela permet de retrouver des sensations que l’on avait perdues depuis un mois et demi. On avait déjà un peu joué à Marcoussis mais le rugby, le ballon, c’est ce qui fait partie de notre passion. Donc si on arrive à toucher ces sensations tout en y mettant beaucoup de physique, on n’en peut plus à la fin. Mais ça fait du bien…

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